Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Mercredi 19 décembre 2007

Les Françaises et les Français attendent de nous de continuer le travail d'imagination pour répondre aux défis de ce siècle

 

La nouvelle Ségolène Royal
0444444.jpg

Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge plus que jamais. Débarrassée des éléphants, elle joue la carte de l'émancipation. Et est gonflée à bloc.

Ségolène Royal est amoureuse. Elle est amoureuse de sa liberté. Comme François Mitterrand, qui pouvait annuler un rendez-vous pour flâner le long de la Seine, imposant à tous son calendrier. Il y a deux semaines, l'ex-candidate s'invite à l'émission politique matinale de France Inter. Le soir même, ce lundi 12 novembre, rebelote : elle prend son téléphone et annonce sa venue sur le plateau du journal télévisé de France 2. Tant bien que mal, ses collaborateurs jonglent avec son agenda. D'autres paient les pots cassés. C'est le cas de Julien Dray, qui devait promouvoir son livre (« Règlement de comptes ») lors de ces deux émissions. L'ex-conseiller politique de Ségolène Royal n'a pas vraiment digéré l'affront. « Elle ne veut pas se laisser enfermer dans un agenda, la défend Sophie Bouchet-Petersen. Ségolène, c'est une femme de la guerre de mouvement ! »

012-copie-12.jpgSix mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge toujours. Elle bouge même plus que jamais, parce qu'elle a mis de l'ordre dans sa vie. Elle habite dans l'appartement de Boulogne-Billancourt, alors que François Hollande a emménagé avec sa jeune compagne dans le 15e arrondissement de Paris, tout près du parc André-Citroën. Elle fait de la gym, mange léger et sort beaucoup. Dominique Besnehard, l'ancien agent de stars devenu producteur, lui concocte des dîners en compagnie de vedettes et mitonne ses sorties. Ces dernières semaines, il l'a accompagnée aux spectacles de Grand Corps Malade et de Charles Aznavour, ainsi qu'au théâtre d'Aubervilliers, où jouait Didier Bezace, l'un de ses soutiens de campagne. « On rigole beaucoup », note Besnehard.

Voilà pour la vie privée. La vie politique a pris le même chemin, celui de l'émancipation. Ségolène Royal n'a plus dans les pattes les éléphants du PS, qu'elle traînait durant la campagne « comme un forçat traîne son boulet », dit un proche. Désormais, elle est seule aux commandes. Et elle est gonflée à bloc. Un livre est passé par là : « Ma plus belle histoire, c'est vous », qui est sorti le 4 décembre. Elle y dit tout de la campagne : « Le parcours de la combattante, mes bourdes qui n'en étaient pas, la machine de guerre incroyablement efficace de l'adversaire, la conséquence de ma condition de femme dans un pays qui a instauré la loi salique. Sur ce dernier point, j'ai tout entendu : j'étais une castratrice, ou la mère dont la France n'avait pas besoin ! » Mais pas de rancune, assure Ségolène Royal. Juste des faits, rien que des faits. Et des perspectives pour l'avenir. « Je dis ce que j'ai à dire, et j'en tire les leçons pour être prête la prochaine fois ! » lâche-t-elle en se marrant.

L'exercice a été salutaire, quoique laborieux. « Elle a purgé la séquence de la campagne », témoigne Sophie Bouchet-Petersen, qui a participé comme l'avocat Jean-Pierre Mignard ou le fidèle Patrick Mennucci à la rédaction du livre par le biais de notes. Désormais, la campagne est rangée au rayon des souvenirs. Ou presque. « La coupure avec cette période n'est pas nette, confie Ségolène Royal. La défaite m'habite toujours un peu. » Ça ne se voit pas trop. Vendredi dernier, dans son bureau à la déco épurée et colorée, l'ex-candidate cabotine. Vêtue d'une veste grise et d'une jupe noire, légèrement maquillée, elle semble détendue. Devant elle, posé sur une table en verre, l'ordinateur portable qui ne la quitte jamais. Nuit et jour, de Poitiers ou de Santiago du Chili, elle s'en sert pour envoyer des mails à ses collaborateurs. Placés à côté, deux téléphones portables. Elle répond à un appel sur l'un, envoie un texto sur l'autre. La dame est très demandée. Les invités du jour défilent. La machine Royal est en route.

« Ségolène est dans une stratégie de longue, très longue durée, qui aboutira à 2012 », explique Jean-Louis Bianco, l'un de ses fidèles. Dans ce but, la présidente de Poitou-Charentes a mis au point une méthode que l'ancien secrétaire général de l'Elysée qualifie de « mitterrandienne » : celle des cercles qui ne se croisent presque jamais. Elle compartimente. Dans le schéma ségoléniste, on appartient à un cénacle mais on ignore le nom des membres d'un autre. Personne n'est capable d'avoir une vision globale de son travail, sauf Ségolène elle-même.

Le coeur du dispositif s'active une fois par semaine. A 8 heures du matin, tous les mardis, une petite dizaine de fidèles se donnent rendez-vous dans les nouveaux locaux de Ségolène Royal, sis dans un immeuble bourgeois du boulevard Raspail, à Paris. Cent cinquante mètres carrés payés sur sa cassette personnelle par Pierre Bergé, le richissime président de la fondation Yves-Saint-Laurent. « Si vous trouvez un autre socialiste capable de faire

0-edito-article4249560b5a224-copie-3.jpg47 % à la présidentielle, vous me prévenez ! » répond-il à qui l'interroge sur les raisons de ce cadeau.

Le mardi, dans l'ambiance cosy d'une des deux salles de réunion, on retrouve autour d'un café les amis de toujours Jean-Pierre Mignard et Michel Sapin, l'omniprésent Jean-Louis Bianco, qu'elle consulte tous les jours au téléphone, la tête chercheuse Sophie Bouchet-Petersen, le fidèle François Rebsamen, les jeunes députées Delphine Batho et Aurélie Filippetti, l'eurodéputé Vincent Peillon, la « désireuse d'avenir » Dominique Bertinotti... Pas de plan de bataille à échafauder ni d'ordre du jour précis mais, pendant une heure, une discussion à bâtons rompus sur les sujets d'actualité : régimes spéciaux de retraite, grèves, Parti socialiste, etc. Ségolène Royal intervient peu. « Chacun soumet son point de vue et elle en fait son miel », raconte François Rebsamen.

Pataquès. ÷ Parfois, le résultat est déroutant. La semaine dernière, après la réunion du mardi, Ségolène Royal décide seule de convoquer la presse pour évoquer la loi Pécresse. Elle prend la parole : « Je dis au gouvernement de ne pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités. » Rien d'explosif, sauf peut-être la première partie de la phrase, la seule que retiendra la presse : la loi Pécresse est une « bonne réforme »... Dès le lendemain, Ségolène Royal doit donc ajuster le tir sur Internet : non, elle ne soutient pas la loi les yeux fermés. Un pataquès qui rappelle ceux de la campagne présidentielle. « Elle est toujours dans l'improvisation, elle veut toujours montrer qu'elle existe par elle-même au lieu de construire une équipe », raille un ténor socialiste.

Plus discrètement, Ségolène Royal consulte. Là encore, les cercles se côtoient sans se toucher. D'un côté, les chercheurs, ses « experts », comme elle les appelle. Economistes, sociologues, diplomates ou juristes, ils la rencontrent au gré de repas collectifs ou en tête-à-tête. Objectif : « Renforcer les points faibles de sa campagne, comme l'économie et l'international », reconnaît un proche. « Elle a soif d'apprendre », témoigne Philippe Aghion, prof d'économie à Harvard, qui la recevra en février pour une conférence devant les étudiants de la prestigieuse université américaine. En attendant, elle paie de sa personne : elle s'est notamment plongée dans les ouvrages ardus d'Anthony Giddens, le penseur du New Labour anglais.

Autre cercle : celui de la culture, où l'on retrouve Dominique Besnehard et Pierre Bergé. Tous les deux dotés d'un solide entregent, ils jouent les go-between dans les réseaux parisiens. Ravie de s'afficher dans la presse people en présence des stars du moment, Ségolène Royal en profite pour peaufiner sa connaissance du milieu. L'autre soir, à Aubervilliers, elle a ainsi discuté avec le metteur en scène et acteur Didier Bezace du sujet des théâtres subventionnés.

002-copie-38.jpgLe PS est lui aussi sollicité. Certes, à la seule évocation de son nom, nombre de ténors socialistes ont encore des haut-le-coeur. Mais d'autres mettent la main à la pâte royaliste. Pierre Moscovici, député du Doubs proche de Strauss-Kahn, la rencontre souvent. André Vallini, député de l'Isère et ex-président de la commission d'Outreau, l'alimente en notes sur les institutions ou la délinquance sexuelle. David Assouline, le sénateur ségoléniste de Paris, vient d'organiser une rencontre avec une vingtaine de sénateurs socialistes au palais du Luxembourg. Elisabeth Guigou, pas vraiment proche de Ségolène Royal, a aussi eu droit à un petit déjeuner au Bourbon, le café voisin de l'Assemblée. Ce matin de septembre, attablées en terrasse, les deux femmes discutent du mini-traité européen. Pas de quoi passionner les médias. Pourtant, à la grande surprise de l'ex-garde des Sceaux, les caméras de Canal + sont là. Elles filment la scène quelques minutes, comme si Ségolène Royal voulait qu'on comprenne bien le message : avec le PS, je joue collectif.

Star internationale. Rue de Solferino, le goût de l'ex-candidate pour la lumière fait toujours grincer des dents. A l'étranger, c'est l'inverse. Ségo, on veut l'avoir à ses côtés pour profiter de son aura. Tous les moyens sont bons. Les socialistes italiens, par exemple, n'ont pas lésiné. Début septembre, ils dépêchent un petit bimoteur à l'aéroport du Bourget pour l'emmener à Bologne, où a lieu la fête du grand parti de centre gauche dirigé par Walter Veltroni, le maire de Rome. Après une heure trente de vol, la madone française reçoit un accueil enthousiaste des Italiens. « Les gens se bousculaient pour la toucher, raconte le député Bruno Le Roux, présent lors de l'escapade bolonaise. Des camarades italiens m'ont dit : "Vous avez perdu une élection, mais vous avez gagné un leader." » Rue de Solferino, une fois encore, les oreilles ont dû siffler...

D'autant que, quelques semaines plus tard, elle peaufine son image de star internationale. A l'hôtel Intercontinental de Buenos Aires, sous une pluie de confettis argentés qui célèbrent l'élection à la tête de l'Etat de Cristina Kirchner, à qui son mari, Nestor Kirchner, tend-il la main pour monter sur la scène ? A Ségolène Royal, et à elle seule. La scène fait le tour des télés mondiales. Jean-Luc Mélenchon, l'autre ténor socialiste présent dans la salle, doit s'étrangler...

Qu'elle soit en Argentine, au Chili ou au Québec, Ségolène Royal ne se déplace pas en touriste. Aidée par son réseau de diplomates, elle prépare soigneusement ses entretiens. Au Chili, elle rencontre la nouvelle présidente, Michelle Bachelet, dans le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago. L'entretien est prévu pour durer trois quarts d'heure. Il se prolongera pendant deux heures - un record souligné par les journaux chiliens. En Argentine, elle échange avec les responsables du principal syndicat, le CTA. Ils l'entretiennent d'une initiative assez rare dans le monde : la possibilité pour les travailleurs au noir et les salariés précaires de se syndiquer. « Partout où elle va, elle pioche des idées pour son projet », explique Sophie Bouchet-Petersen.

Toutefois, la maîtresse du Poitou-Charentes n'a pas encore arrêté avec précision sa stratégie de conquête du pouvoir. Pour l'heure, dans son bureau avec vue sur les platanes du boulevard Raspail, elle réfléchit à la création d'un grand parti de centre gauche. Sur le modèle de la formation italienne de Veltroni, il déplacerait le point de gravité du PS vers la droite. Les communistes, les Verts et les radicaux de gauche seraient conviés. Mais elle n'a pas encore contacté François Bayrou. « La question se posera un jour, dit-elle. Je suis disponible. »

Dans ce Meccano, le PS est une pièce essentielle. Elle refuse pourtant de s'en approcher de trop près. Ségolène Royal a séché les deux conseils nationaux organisés depuis les élections du printemps, et refuse de participer au bureau national, l'exécutif du PS auquel elle est conviée. François Rebsamen l'a incitée à y assister. « Pas maintenant, pas dans ces conditions », lui a-t-elle répondu, consciente que l'état de décrépitude du parti nuirait à son image.

1. Grasset.

Les soldats de Ségolène

«O n attend les consignes ! » . Devant son stand recouvert d'affiches « Désirs d'avenir », Nathalie Lanzi, responsable de l'association pour les Deux-Sèvres, piaffe d'impatience. Nous sommes à la Fête de la rose004Philippe-Taris-Segolene-Royal.jpg de Melle, sous le cagnard de la fin août. Comme partout en France, les 17 000 adhérents du réseau lancé en 2006 par Ségolène Royal se sentent un peu orphelins. Ils veulent poursuivre le combat, c'est-à-dire le débat. Même après la défaite, les 900 « collectifs » entendent jouer leur rôle de « poil à gratter du PS » , dit Nathalie Lanzi. Les voici, les consignes : lors de son discours, Ségolène Royal exhorte ses troupes à continuer. Elle les engage aussi à adhérer au parti, pour fortifier ses appuis au cas où l'envie lui prendrait de partir à sa conquête.

Mais c'est surtout le 17 novembre que la machine à produire des idées se remet en route. Ce samedi, réunis quai de la Rapée, à Paris, plus de 300 adhérents élisent à la tête de l'association l'avocat Jean-Pierre Mignard, fidèle d'entre les fidèles de Ségolène Royal. Une façon de reprendre en main le réseau, jusqu'alors chapeauté par Christophe Chantepy. Aux dirigeants historiques (la conseillère Sophie Bouchet-Petersen, la publicitaire Nathalie Rastoin...) s'ajoutent aussi, lors de l'assemblée, les jeunes pousses de la « ségosphère » telles Delphine Batho et Najat Vallaud-Belkacem. Le message est clair : on remet de l'essence dans le moteur. Dans les prochains mois, la nouvelle équipe sollicitera des « experts », tels des médecins ou des chefs d'entreprise, pour alimenter la pensée ségoléniste. « On doit être le fer de lance de la rénovation du parti », explique Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du conseil d'administration. Pas sûr qu'au sein de l'appareil socialiste, qui vient d'organiser ce week-end le premier de ses trois forums de la rénovation, on apprécie beaucoup ces agitateurs d'idées. Circonstance aggravante, ils ne sont pas tous adhérents au PS... « Je suis désolée, mais nous sommes plus porteurs d'avenir que ces forums », raille une dirigeante de l'association. Entre les petits soldats de Ségo et les grognards de Solferino, l'avenir n'est pas forcément rose.

L'introuvable christophe chantepy

«V ous êtes sur la messagerie de Christophe Chantepy. Laissez-moi un message et je vous rappellerai dans les meilleurs délais.» Tsss, tsss, on l'attend toujours, Chantepy... Il semblerait en tout cas que le désir d'avenir de l'ancien directeur de cabinet pour la campagne de Ségolène Royal s'inscrive désormais loin de la vie politique. Depuis bientôt six mois et le second tour de la présidentielle, il n'apparaît plus sur aucun radar. Tout bonnement introuvable. Rares, même, sont ceux qui, au PS, ont de ses nouvelles.

Alors, pourquoi une telle retraite ? Pourquoi un tel gâchis, disons-le, quand on connaît ce stakhanoviste à la cigarette facile, bouillonnant d'idées ? Chantepy, 47 ans, garde, au-delà de la défaite de Mme Royal, un sentiment plus que mitigé quant à cette aventure présidentielle. Car il s'agit bien pour lui d'une aventure, avec tout ce que cela suppose d'imprévisibilités, pour ne pas dire d'improvisations. Et ça, l'énarque pur jus, membre du Conseil d'Etat, maniaque de la précision et du travail bien fait qu'il est, ne l'a pas supporté. « Totophe », son surnom durant la campagne, était « le point de passage de toutes les emmerdes. Aujourd'hui, il a envie de souffler », confie une proche de Mme Royal.

Bizarrement, il ne conserve aucune rancoeur à l'égard de l'ancienne candidate socialiste, qu'il voit « de temps en temps en tête-à-tête », se réjouit Jean-Louis Bianco, autre cheville ouvrière de la campagne. Entre ses activités au Conseil d'Etat et sa fonction de président d'honneur de l'association Désirs d'avenir, il n'est pas rare de croiser Chantepy, ce passionné d'art moderne, dans diverses manifestations culturelles entre Berlin, où il possède un appartement, et les quartiers branchés de Paris. Pour le reste, on attend toujours son coup de fil.

La franc-tireuse

Sur la méthode Sarkozy

« Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné ». (« Libération ». 22/10)

« Quand l'argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie » (au sujet du rachat des « Echos » par LVMH, 9/11).

« Pour sortir du conflit (...), il appartient au gouvernement et au président de la République de sortir de leur entêtement. Il faut accepter de temps en temps de perdre la face provisoirement » (AFP, 16/11).

Sur le PS

« Le smic à 1 500 euros bruts dans cinq ans, qui est une idée-phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet socialiste, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas été du tout crédibles » (LCP, 20/06).

Sur les OGM

« Je félicite le ministre de l'Environnement (Jean-Louis Borloo, NDLR) pour sa prise de position en faveur du gel de la commercialisation des semences OGM » (20/09).

Sur la réforme des universités

« Je soutiens une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie », mais le gouvernement doit dire qu'elle « sera accompagnée par une augmentation de moyens » (AFP, 12/11).

Sur la réforme des régimes spéciaux

« Bien sûr qu'il faut faire la réforme des régimes spéciaux (...). Il faut (la) faire petit à petit pour que tout le monde cotise quarante ans, sauf les professions les plus pénibles » (AFP, 13/11) § M.R.Sur la réforme des universités

« Je soutiens une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie », mais le gouvernement doit dire qu'elle « sera accompagnée par une augmentation de moyens » (AFP, 12/11)

Agenda de Ségolène Royal 

Mercredi 19 Décembre 2007

- Ségolène Royal : Interview I Télé / Le Point par Delphine Gouedard et Sylvie Pierre Brossolette.

Jeudi 20 Décembre 2007  

- Ségolène Royal invitée de Radio Notre Dame dans l'émission "Face aux chrétiens"

Dimanche 23 Décembre 2007

- Ségolène Royal invitée de Radio Notre Dame dans l'émission "Face aux chrétiens" (rediffusion)

Janvier 2008

- Ségolène Royal sera l'invitée de Michel Drucker dans le cadre de l'émission Vivement dimanche qui a lieu le dimanche après midi et dont la deuxième partie a lieu de 19 à 19h50.  

par Michel_______
Mercredi 19 décembre 2007
 

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
Politiques
Chez Sarkozy, «le corps individuel prime sur le corps officiel»
Georges Vigarello, historien, analyse la mise en scène de la vie privée du Président.
Recueilli par ÉRIC AESCHIMANN
QUOTIDIEN : mercredi 19 décembre 2007
 
 
loadNbReaction('NbReactions',curDocId);
 

Directeur d’études à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), Georges Vigarello travaille sur l’histoire de la représentation des corps. Il a participé au numéro de novembre 2007 de la revue Esprit intitulé «Qu’est-ce que le sarkozysme?»

 

En se montrant à Disneyland avec sa nouvelle compagne, Nicolas Sarkozy modifie-t-il l’équilibre classique du «corps présidentiel»?

L’épisode du week-end passé n’est pas un fait isolé en soi. Le Président - je préfère l’appeler ainsi, car c’est sa fonction qui compte - se met en scène de façon individuelle, avec ses affects, ses relations, ses proximités. Il montre qu’il est capable de dépasser la frontière immédiate des corps. Il peut toucher la joue de Fillon aux journées parlementaires de l’UMP ou celle de Jean-Claude Junker le 9 juillet à Bruxelles… Il en va de même pour la mise en scène de sa famille, de son divorce. La relation avec Carla Bruni s’inscrit donc dans la continuité d’un corps individuel mis en scène. C’est une dimension qui peut plaire. Néanmoins, si la République n’est pas la royauté, on continue d’attendre d’un Président qu’il associe deux corps, pour reprendre la terminologie de Kantorowizc à propos des rois: son corps individuel, qui pâtit, ressent et agit dans l’immédiat et son corps officiel, qui représente le temps long de la République, incarne les rituels, les institutions et les projets sur la durée. Or, actuellement, le premier corps prime et il peut en résulter un déficit sur ce qui est escompté du corps officiel: une distance, un surplomb.

Dans «Esprit», vous évoquez des «sociétés individualistes» qui mettent en scène «un pouvoir fait d’individus». Sarkozy, c’est l’individu-roi?

Il y a une contradiction dans la société. D’un côté, celle-ci promeut le corps individuel et ses plaisirs, ce qui explique la séduction, et même la fascination, à contempler les images d’un individu-président qui nous renvoient à nos propres affects, à notre singularité, voire à nos difficultés personnelles. Mais la société n’en continue pas moins d’exiger des repères collectifs et des représentations pour les exprimer. Ajoutons que les marques d’empathie du corps présidentiel sont sélectives: il compatit avec Ingrid Betancourt ou les journalistes retenus à Bangui, moins avec les SDF.

Annonce du divorce pendant les grèves, photos avec Carla Bruni après la visite de Khadafi: on glose sur l’utilisation par Sarkozy de sa vie privée comme contre-feu à ses ennuis politiques. Fantasme ou réalité?

Réalité, je ne sais pas, mais fantasme, oui, sûrement. Il est intéressant de voir comment cette question est agitée par un certain nombre d’acteurs des médias ou du champ politique. Peut-être ont-ils le sentiment que le corps individuel, en primant sur le reste, risque d’effacer les autres exigences. Mais on ne peut pas exclure non plus, de la part des commentateurs un certain plaisir à imaginer que cette individualisation du corps ait été calculée par le Président: cela accroît la fascination.

68 a combattu les vieux habits de l’autorité, notamment à travers la figure hiératique du général de Gaulle. Faut-il déplorer aujourd’hui que la statue soit déboulonnée?

68 a révélé la remise en cause de l’autorité, de l’autoritarisme et de ses incarnations. Or, premier paradoxe, le Président actuel, qui prétend liquider 68, en est précisément un héritier, que ce soit dans les expressions de sa vie privée ou dans la façon dont il sait se passer de tout piédestal. Mais, second paradoxe, il sait également, le moment venu, recourir aux postures de l’autorité. On l’a vu à ses paroles coupantes et ses gestes dans certains de ses discours; on l’a vu aussi à ses altercations avec des interlocuteurs, y compris anonymes, avec lesquels il affirme de façon tranchée, sans recourir à quelque intermédiaire ou médiation; on l’a vu enfin à certaines décisions prises avec fort peu de concertation. Le «premier corps» du Président - son corps physique - est capable d’être tout aussi abrupt que le second - le corps institutionnel.

  • par Michel_______
    Mercredi 19 décembre 2007

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
Politiques
Président bling-bling
Week-end chez Mickey avec Carla Bruni, style ostentatoire et direct, Nicolas Sarkozy bouleverse la fonction présidentielle.
PASCAL VIROT
QUOTIDIEN : mercredi 19 décembre 2007
 
loadNbReaction('NbReactions',curDocId);
 

VeRépublique: 4 octobre 1958-6 mai 2007. Serait-ce l’épitaphe des institutions voulues par le général de Gaulle? En tout cas, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, le Ve n’est déjà plus la même, alors qu’aucune réforme constitutionnelle n’est (encore) venue la modifier (lire aussi page 15). Mais dans la forme, que de changements. Tant mieux se réjouiront les contempteurs de la monarchie institutionnelle. Tant pis regretteront les nostalgiques d’une certaine idée de la fonction présidentielle. L’hyper-Président régente tout, relègue ses ministres et le premier d’entre eux aux rangs de subalternes, met en scène sa vie privée (avec le dernier épisode en date, celui de son affichage aux côtés de la chanteuse Carla Bruni). D’aucuns se révulseront devant le vulgaire de ce Président; d’autres apprécieront ce naturel, ces pieds dans l’époque. Nicolas Sarkozy désacralise ou dépoussière. Finie la pompe, vivent les Nike. Finie la componction, vive le tutoiement et le parler de la rue. Tour d’horizon des nouvelles manières d’un Président «bling-bling».

 

LE VERBE

Nicolas Sarkozy n’est pas François Mitterrand, cet amoureux de la langue française. Son expression publique est «celle de n’importe quel membre de sa classe sociale et de sa génération qui n’est pas passé par les grandes écoles», relevait le linguiste Pierre Encrevé dans Libération du 13 octobre. Le «parler public» du Président, c’est aussi celui «du show-biz». Pas de négation («C’est pas comme ça que ça marche!»), tutoiement collectif «à la Coluche» («Attends!»), expressions fami lières («Les Français ne s’attendent pas à ce que je distribue des cadeaux de Noël»). Mais le must revient à la séquence du Guilvinec, en novembre. Devant des marins-pêcheurs excédés par la hausse du prix du gazole, il essuie des insultes en raison de l’augmentation faramineuse de son salaire, ponctuées par un retentissant «enculé!». Hors de ses gonds, il réagit, bégayant, cherchant le rapport de forces: «Qui a dit ça? C’est toi qu’a dit ça? Ben descends un peu le dire, descends un peu…» La réponse du pêcheur est à l’avenant: «Si je descends, je te mets un coup de boule, donc vaut mieux pas…» Qui peut imaginer Valéry Giscard d’Estaing se prêter à un tel dialogue?

Cette familiarité a ses limites: lorsque durant de son déplacement à Moscou, en octobre, il se met à tutoyer «Vladimir» Poutine en pleine conférence de presse et que le chef d’Etat russe répond par le vouvoiement au «président français», la température baisse de quelques degrés. Le Français remise son «tu» et parle de «M. Poutine».

LE GESTE

Nicolas Sarkozy aime toucher ses interlocuteurs. A tu et à toi avec les grands de ce monde, que de claques dans le dos, de main sur le bras, de coups d’épaule, gages d’amitié et signes de complicité. Mais attention à ne pas trop en faire. Ainsi, lorsqu’il claque la bise à la chancelière allemande, Angela Merkel (alors que Jacques Chirac se livrait au baisemain suranné) cela suscite de nombreuses réactions de surprises outre-Rhin. Dans un autre genre, ce patron de presse qui n’en est toujours pas revenu de s’entretenir avec un Président assis les pieds sur la table basse. Avec là encore un tutoiement forcément de rigueur.

LA PRESENCE PEOPLE

C’est la grande révolution. Non seulement Sarkozy ne cache rien (ou presque) de sa vie privée, mais il la met en scène. Du début des années 2000 jusqu’à aujourd’hui, il a étalé ses affaires intimes. De son duo avec Cécilia Sarkozy, les électeurs ont tout connu: le bonheur affiché avec le petit Louis, les «difficultés» du couple, avouées en mai 2005, la promesse d’observer «la discrétion» sur sa vie privée faite en janvier 2006. Jusqu’au divorce officialisé après de nombreuses rumeurs, le 19 octobre. Et aujourd’hui, le coming out organisé de sa liaison avec l’ex-mannequin Carla Bruni, les photographes ayant été visiblement «invités» à Disneyland, samedi. Le reste, son amour de l’argent et de l’ostentation, est aussi assumé: la soirée du 6 mai passée au très select Fouquet’s, un restaurant des Champs-Elysées avec un parterre de patron du CAC 40, la croisière à Malte, sur le paquebot de son ami l’industriel Vincent Bolloré, ses luxueuses vacances américaines offertes par de riches amis (de Gaulle payait de sa poche les frais privés de l’Elysée), sans parler de ses incessants joggings avec son tee-shirt «New York Police Department»…

LA PRESENCE POLITIQUE

Dans tous les aspects de ses activités, Nicolas Sarkozy semble le clamer haut et fort: «Je suis le Président, donc je fais ce que je veux.» Alors foin d’hypocrisie: il reste le patron de son parti, alors que ses prédécesseurs se voulaient Président de tous les Français. Il fait convoquer un bureau politique de l’UMP, un dimanche soir, pour vanter le traité simplifié sur l’Europe. François Fillon? Renvoyé au rang de «collaborateur». Jusqu’au petit-déjeuner hebdomadaire des cadors de la droite à Matignon, délocalisé une fois par mois à l’Elysée…

Le Président est donc sur tous les fronts. Il impose son calendrier. «Speedy» Sarkozy (comme l’ont surnommé les médias américains) s’en va le répétant: «J’ai été élu pour agir.» Mais il risque de donner le tournis aux électeurs: selon un sondage Ifop (1), 38% des personnes interrogées estiment «trop rapide» le rythme des réformes contre 41% qui jugent qu’il convient et 19% qu’il n’est «pas assez» rapide. Pourtant, la lassitude pourrait gagner alors, qu’au quotidien, les Français ne voient pas leurs conditions de vie évoluer. A quand le prochain épisode du «Sarko show»?

 

(1) Réalisé pour Le Monde-Acteurs publics, les 13 et 14 décembre auprès de 958 personnes.

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
Sarkozy, le soixante-huitard démasqué !
 

Retour sur l'arrière-fond politique de l'équipée de Disneyland : il n'y a pas que le cul dans la vie...

On venait de boucler la semaine Kadhafi, on entrait dans la semaine pouvoir d'achat, thème sur lequel le Président n'est pas à l'aise. Alors, on aura la semaine Bruni. 

Oh, n'allez pas imaginer plan com, complot et compagnie. Les choses ont été beaucoup plus simples que ça. Nulle cellule de l'Elysée, nulle convocation des paparazzi, comme il a été expliqué ici et là.
 
Il y a d'abord le boulot de base des photographes de cour, stimulés, sur l'affaire Bruni depuis plusieurs semaines, les conseillers de la Cour n'hésitant pas à chuchoter et sourire en évoquant les « frasques » du Président. 
 
Un signe de bonne santé que cette libido triomphante, vous ne trouvez pas ? Vous aimeriez mieux que notre Kaiser déprime ? 
 
Allons donc ! La gaudriole, ça réveille l'agilité intellectuelle en même temps que la bonne humeur ! 
 
Franchement, Sarko avec Bruni à Eurodisney ou à Charm el-Cheikh, « ça le fait plus » que Sarko avec « Moman » à Pékin, non?

Le Président piétine le candidat.
 
Alors quand les paparazzi ont vu le mini-cortège présidentiel se diriger vers l'est de Paris, tout le monde a compris la destination probable de l'équipée présidentielle. 
 
Il y a eu, sans doute, le désir de Carla Bruni de ne pas se cacher, doux euphémisme pour une publicité probablement souhaitée par une jeune femme habituée aux unes de journaux depuis longtemps, et celui du Président de lui faire plaisir et surtout d'être, comme d'habitude, là où on ne l'attend pas. Va pour Eurodisney. Va pour les paparazzi. Va pour les confidences de la chanteuse à ses amis des médias, qui ont allumé la mèche.
 
Sauf que, dans cette affaire, Nicolas Sarkozy s'est oublié lui-même. Comme d'habitude, le Président méprise et piétine le candidat.
 
La semaine passée, Sarkozy-Président avait oublié que Sarkozy-candidat avait prétendu devenir le président des droits de l'homme. 
 
Cette semaine, Sarkozy-Président avait oublié que Sarkozy-candidat avait promis que l'on ne l'y reprendrait plus à médiatiser sa vie privée. La promesse valait pour un mari cocu. Elle ne vaut plus pour un amant qui croit sans doute distraire les Français des sujets qui fâchent. 

C'était, en somme, le choix qui s'offrait au Président : rester un cocu magnifique ou cocufier le peuple qui a cru en une nouvelle figure de l'autorité et de la restauration.

Jean-Paul II, un exemple pour la jeunesse ?
 
Mais il y a plus étrange encore, ou cocasse puisque seul l'humour peut nous sauver du ridicule dont, visiblement, Nicolas Sarkozy n'a aucune idée, comme souvent les personnes incultes : le sens du ridicule a une relation charnelle avec la littérature car on l'apprend par les livres. 

Rappelez-vous, ce n'est pas si loin...

 
Le 30 avril de cette même année 2007, Nicolas Sarkozy avait conclu sa campagne par une charge virile contre Mai 68, «dont il fallait tourner la page»
 
Dans ses discours, la charge contre Mai et « ses enfants gâtés » prenait parfois une forme un peu « réac » sur les bords. Nicolas Sarkozy citait en exemple « Jean Paul II qui est et restera un exemple pour les jeunes ». Il vilipendait la « crise morale », héritage de Mai 68. Bref, les discours de Sarko avaient alors un parfum de révolution néo-conservatrice qui, ajoutés à l'amitié avec George Bush, faisait de lui le candidat de toutes les droites.
 
Six mois après son élection, notre Président doit susciter bien des interrogations au sein de cet électorat. Son divorce pouvait encore être mis sur le compte d'une épouse déphasée ou délurée. 
 
Mais son choix de revendiquer haut et fort une liaison à peine entamée avec Carla Bruni risque de troubler encore bien davantage. Désormais Sarkozy devient l'homme qui ne recule devant aucun scandale, aucune transgression. Libre. Oui, mais de quoi ?

Au mois de mai 2006, après un meeting en province, s'apprêtant à sortir du local et à affronter des dizaines de photographes, notre hidalgo national avait chuchoté à l'oreille de sa compagne du moment, une journaliste du Figaro : «Si tu es d'accord, on annonce notre mariage là, maintenant.» La dame avait eu la sagesse de refuser la « botte », sans doute parce que son esprit répugnait à mélanger un projet de couple et une percée médiatique.
Là, maintenant ! C'était tout Sarko. 

Ceux qui connaissent cette scène ne s'étonneront pas de la facilité avec laquelle le Président enchaîne la fin de son couple avec Cécilia sur une nouvelle affaire amoureuse sans respecter un quelconque délai de viduité. 
 
Les divorcés expérimentés s'étonneront encore plus de la légèreté avec laquelle les enfants des acteurs – le petit Louis Sarkozy hier, le petit Aurélien Enthoven aujourd'hui – sont mêlés aux amours parentales et entraînés malgré eux à faire la une des journaux du monde entier sans aucun égard pour leur intimité ou leur libre-arbitre, qui, on le sait, n'est pas encore constitué à six ans. 
 
Mais sans doute ce souci des enfants est-il l'apanage des vieux réactionnaires auxquels le Président fait aujourd'hui un pied de nez. Rejoignant ainsi une génération pour laquelle l'hédonisme mérite qu'on lui sacrifie à peu près tout.
 
Sarkozy l'avait donc bien soigneusement caché à ses électeurs lepénistes, comme à ceux de la droite traditionnelle : il est bien un soixante-huitard qui n'a gardé de la révolution que ce qui lui a finalement survécu, et qui n'est guère « de gauche », les mœurs dites libres et l'argent.

 
 

Philippe Cohen pour Mariane

 
par Michel_______
Mercredi 19 décembre 2007

ajouter un commentaire commentaires (3)    // recommander

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007




Selon Ségolène Royal, les Français "dépensent plus pour manger moins".

L’ex-candidate à la présidentielle détourne la formule "Travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy pour dénoncer le manque de mesures concrètes sur le pouvoir d’achat. La socialiste était ce soir l’invité d’I-télé et France Info.

 

"Ce ne sont que des promesses virtuelles". 

Ségolène Royal a une nouvelle fois taclé le gouvernement, ce soir, sur la question du pouvoir d’achat. 
 
Invitée de l’émission "C’est vous qui le dites", sur France Info et I-Télé, la candidate socialiste a dénoncé le manque de "vraies" mesures dans le projet de loi examiné depuis aujourd’hui par les députés.

Pour la candidate socialiste, la priorité, ce n’est pas le rachat des RTT, mais la "baisse de la TVA sur les produits de base".


 
"Dépenser plus pour manger moins" Ségolène Royal, invitée ce soir de "C’est vous qui le dites" sur I-Télé et France Info  (2'26")

 
par Michel_______
Mercredi 19 décembre 2007

ajouter un commentaire // recommander

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
rose
Une nouvelle affaire Gaymard 

Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la
Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du «Canard Enchaîné». Le journal avait déjà révélé, en février 2005, qu’Hervé Gaymard, ancien ministre de l’Economie et des Finances, occupait un spacieux duplex de 600 m2 au titre de logement de fonction.

Trois à quatre fois moins cher

C’est aujourd’hui au tour de Jean-Paul Bolufer d’être dans l’œil du viseur : le ministère a indiqué qu’il louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie. Soit… 6,30 euros le m2, selon le journal. Une affaire au vue des prix en vigueur dans le parc privé, qui se situent généralement entre 20 et 30 euros le m2.

L'hebdomadaire satirique, daté de mercredi, donne des précisions sur la résidence occupée par Bolufer : il s’agirait d’un appartement de 190m² dans le quartier de Port-Royal (5e arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce. Le directeur de cabinet de la ministre du Logement se serait vu attribuer ce logement en 1981, quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

"Pas le seul dans ce cas".

Interrogé par le «Canard Enchaîné», Jean-Paul Bolufer a estimé que le loyer de cet appartement était «très près du prix du marché» et qu'il n'était «pas le seul dans ce cas.» Il a ajouté n'avoir bénéficié «d'aucun privilège à titre personnel».

Selon le «Canard», il l'aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse, puis de 1997 à 2007, alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels. On se souvient du tollé qu’avait provoqué la révélation de «l’affaire Gaymard», qui avait dû
démissionner et payer son arriéré pour ensuite réintégrer le ministère de l’Economie à un poste moins exposé.

Gageons que l’interlocuteur privilégié des associations de mal-logés s’acquittera également de son dû. Pierre Castagnou, le président de la RIVP, précise avoir envoyé un recommandé le 14 décembre au bras droit de Christine Boutin pour lui dire que «la situation ne pouvait plus durer».
document.getElementById("legendePhotoVisible").innerHTML = document.getElementById("legendePhotoInVisible").innerHTML;

 

 
par Michel_________
Mercredi 19 décembre 2007

ajouter un commentaire // recommander

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 décembre 2007

Canards enchaînés

Mitterrand en avait fait des chiens, Sarkozy en a fait des esclaves: les journalistes, professionnels ou autres, ne peuvent pas se passer du roitelet élyséen. Qu’il divorce, fricote, caresse les despotes dans le sens du poil ou s’augmente, ils sont tous derrière, obéissants et serviles, attendant d’aller chercher la baballe.

Depuis hier, nul ne peut l’ignorer : le premier magistrat de France a une nouvelle conquête. Plus grande, plus élégante, plus belle que Bernadette, plus souriante que Danielle, plus sexy qu’Anémone, moins usée que Cécilia. Elle s’appelle Carla. L’Express l’a révélé en premier, Point de vue, Paris Match en feront leurs pages chaudes, Closer aussi, et déjà Le Monde, Libération, Le Figaro, France Soir, Aujourd’hui, tous, canards enchaînés au chef de l’UMP, colonnes après colonnes, ont disséqué la nouvelle idylle comme s’il s’agissait d’une énième révolution, de la naissance d’un nouveau parti politique ou d’une déclaration de guerre à venir. Comme s’il s’agissait d’un événement. D’un de ces instants majeurs à côté duquel indécent il serait de passer. Et tout cela ne serait pas bien grave si ça ne venait de ces mêmes journalistes (journaleux ?) qui depuis six mois nous bassinent sur le « trop Sarkozy ». Sarkozy partout, tout le temps, c’est agaçant, nous disent-ils, c’est incroyable, c’est antidémocratique, nous disent-ils. Ils en ont soupé de l’homme, de sa présidence, de sa peoplisationesque manière de diriger le pays. Que cela cesse, et vite. Ca ne peut plus durer. Et pourtant. Ces mêmes donneurs de leçons, gardiens de la grande morale, de l’éthique politique la plus pure, du souvenir de ces temps jadis où le président savait se tenir, n’exhibait pas sa Rollex, ne se bronzait pas en yacht, n’allait pas serrer la main des méchants, savait s’occuper des affaires en cours avec réserve et dignité. Des semaines, des mois, que ces journalistes avec un grand J, imbus et prétentieux, nous expliquent que trop c’est trop, qu’on n’en peut plus. Et pourtant.

 

 

 

Et pourtant le petit homme s’est à peine tu dix jours durant les dernières grèves que tout le monde écrivait sur son « étrange » et « si long » silence. Et pourtant le petit homme s’est il à peine trouvé une nouvelle première dame qu’ils rappliquent tous, clavier en surchauffe, stylo sur le bloc-notes, index sur le déclencheur, pour tout savoir, tout écrire, tout dire sur cet intime qui, finalement, les passionne, les envahit, les rend fous. Et esclaves. Esclaves de Sarkozy comme Bashung l’était de l’amour. Esclaves de cette politique people bavarde populiste, seule matière première capable en fait de relancer les quotidiens nationaux, en manque de lecteurs, en manque de journalistes. Si Sarkozy n’existait pas, Libération « nouvelle formule » serait encore plus en peine, on n’en doute pas, de boucler ses fins de mois, Le Monde perdrait encore plus d’argent et Le Figaro ne devrait son salut qu’aux sarkozystes intégristes (qui sont nombreux, il faut le dire). Encore Le Figaro on comprend : ils pavoisent à domicile, ils boivent du petit lait devant cet art, cette manière de noyer le poisson dans l’eau du bain de la vie privée que maîtrise à fond le prince de Neuilly.

 

 

 

Une légende urbaine prévient les petits enfants que le méchant monstre aux talonnettes et chaussures à glands possède de solides amitiés lui garantissant un contrôle total sur les médias, la presse écrite en particulier, mais pas seulement, les télés aussi, voire les radios. Partout, il posséderait des hommes à lui, puissants et informés comme il faut, malhonnêtes juste assez, hypocrites et opportunistes ; même Ségolène Royal, lucide comme un ministre d’ouverture, a décrypté dans son dernier pensum romanesque « la machine UMP », autrement dit les troupes sarkoziennes, qui avancent et ne laissent derrière elle pas grand-chose. Nicolas Sarkozy serait cette espèce d’Attila taille basse, affamé et jamais rassasié. Mais Sarkozy a-t-il vraiment besoin de faire donner ses relations pour que la presse joue son jeu ? A-t-il, depuis son élection, vraiment eu à passer beaucoup de coups de fil ? On en doute. Ce n’était pas la peine, ça ne l’est toujours pas. La presse, d’elle-même, en pilotage automatique, connaît manifestement le chemin, la route à suivre : en parler, encore et toujours, tout le temps, sous toutes les formes. Ne parler que de ça. Et, de ce fait, laisser croire qu’en France il n’existe rien d’autre. Que Sarkozy et sa vie. Hier c’était les « amis » de Sarkozy (Poutine, Kadhafi), avant-hier, la maman de Sarkozy (qui ne voulait pas que son fils se remarie), cette semaine ce sera donc la petite amie de Sarkozy, puis à nouveau les relations, les amis, la petite amie, l’ex, que trouvera-t-on encore ? Les grands éditorialistes, les chroniqueurs, les spécialistes de la « vie politique française », grands pourfendeurs des « journalistes citoyens » du web qui « se contentent de commenter l’information » (comme si eux faisaient autre chose), ces grands hommes-là, à réfléchir huit heures par jour, sauront, on n’en doute pas, toujours trouver un moyen de rendre incontournables, indispensables, essentiels les faits et gestes du petit homme aux glands cirés.

 

 

 

« Rien ne justifie qu’on jette aux chiens l’honneur d’un homme » disait François Mitterrand à l’enterrement de Pierre Bérégovoy. Les « chiens » c’étaient les journalistes, que Tonton jugeait co-responsables du suicide de son ancien ministre. Sarkozy connaît l’histoire, a retenu l’essentiel, malin : si le journaliste est un chien, le chien étant le meilleur ami de l’homme, alors, le journaliste est le meilleur ami de l’homme politique. Jetez-lui dix fois la même balle, il la ramènera dix fois. Cent fois. Mille fois.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 décembre 2007
rose


Selon le sondage Ifop pour Paris Match du jeudi 13 Décembre 2007 

95.jpgSégolène Royal recueille 54 % d'opinions favorables

Quand on pose la question aux français:

Parmi les personnalités suivantes, laquelle souhaitez-vous désignée Premier Secrétaire du Parti Socialiste en 2008?

37 % répondent Ségolène Royal (+9) parmi les sympathisants socialistes. 

29 % répondent Bertrand Delanoe (+1) parmi les sympathisants socialistes. 

8 % répondent Laurent Fabius (-3) parmi les sympathisants socialistes. 

7 % répondent François Hollande (-3) parmi les sympathisants socialistes. 

Ségolène prend la tête 

Ségolène Royal reprend nettement la tête, 37% contre 29% à Delanoe chez les sympathisants du PS, 35% contre 25% dans l'ensemble de la gauche

par Michel________

Mardi 18 décembre 2007


ajouter un commentaire // recommander

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 décembre 2007

bandeau-arnaud2-copie-1.png


Lettre de Jean-Pierre Mignard aux adhérents de Désirs d'avenir
 

002-copie-36.jpgChères amies, Chers amis,

Nous avons remis en marche Désirs d’Avenir. Notre assemblée générale a élargi le conseil d’administration et l’a notamment ouvert à des élu(e)s. Notre comité de pilotage s’est aussi ouvert aux membres de DDA qui s’étaient portés volontaires pour assister le Conseil d’administration.

Chaque grande zone pourra également choisir de mettre en place une coordination régionale afin que nous partagions le plus efficacement possible nos expériences.

Ce nouveau départ coïncide avec la sortie du livre de Ségolène. C’est un bon signe. « Ma plus belle histoire c’est vous » clôt une période et en ouvre une autre et nous serons au rendez vous.

Ségolène appelle la gauche, et au premier abord, le PS, au dépassement.

Chacun sent bien, même confusément, que le mouvement du PS et sa transformation sont une nécessité. La rénovation de la gauche toute entière avec une vaste convergence allant des altermondialistes au centre créera demain les conditions d’un rassemblement victorieux et le renouveau d’un espoir démocratique.

Les idées devront répondre présent. Ce fut la marque de la campagne présidentielle. Elle doit continuer à inspirer notre réflexion et nos initiatives.

*Les élections municipales seront un rendez vous politique important*.

Des villes aux villages, de l’urbain au rural en passant par le périurbain, les communes sont l’échelon premier de l’exercice de la citoyenneté. Voilà pourquoi dans un monde ouvert et bousculé, à la fois prodigue en opportunités et menaçant, dans une nation en recherche de nouvelles définitions, la ville est le lieu par excellence de la solidarité.

*« La Ville pour tous* » voici le thème de travail que je propose à tous les comités à travers trois déclinaisons ;

1/ « *La Ville** contre la vie chère* »

C'est-à-dire les moyens dont se dote la Ville pour réduire les contraintes d’une vie rendue difficile par le coût des produits et des

prestations, une ville hospitalière à l’innovation économique et à la création des richesses, une ville qui, des transports à la cantine

scolaire, des services à la personne à l’habitat, doit garantir les conditions de vie ensemble.

2/« Le droit au développement durable pour tous dans la Ville*».

C’est à dire comment éviter que la protection des humains contre la pollution et le réchauffement climatique ne soit dépendante des

conditions de ressources, d’âge ou d’habitat ?. Le souvenir de l’été 2003 ne s’efface décidément pas.

3/« *La démocratie participative au service de la Ville* ».

C'est-à-dire comment associer toutes les catégories de la population, des élections qui ratifient les programmesà la mise en œuvre des politiques locales ?

En bref la démocratie participative, comme outil de l’imagination et de la fédération des énergies et des idées de tous, brisant les barrières

qui dressent les jeunes contre les anciens, les quartiers populaires contre les quartiers résidentiels, les villes contre les campagnes.

N’oublions pas dans les propositions les jurys citoyens qui seront le plus sûr allié des élus pour évaluer la pertinence de leurs choix. Nous

aurons besoin de l’apport des expériences européennes en Grande Bretagne, à Berlin, au Danemark, et tout simplement besoin de connaitre tout ce qui se fait et se prépare afin de le redistribuer, de le théoriser, de le valoriser, d’en faire une politique.

Fixons nous une date utile car tout ce travail ne doit pas être perdu et devra être mis au service des listes et des citoyens : le 15 janvier,

Chaque comité concerné fera circuler le résultat de sa recherche et de ses propositions.

Une journée conclusive des travaux sera organisée fin janvier ou début février avec Ségolène.

Les coordinateurs thématiques sont :

- Christine Frey avec l’aide de Majid El Guerrab et Bernard Vigreux sur « La démocratie participative au service de la Ville » :

demparticipativeville@gmail.com

- Loly Clerc avec l’aide de Fabien-Pierre Nicolas et Razak Ellafi sur « La Ville contre la vie chère » : villecontreviechere@gmail.com

- Damien Chardonnet et Nicolas Ferré sur « Le droit au développement durable pour tous dans la Ville* *» : devdurabletousville@gmail.com

Faites-leur connaître en retour les choix de thèmes de débat qui sont

les vôtres.

Bon courage et à très bientôt,

Jean Pierre Mignard

par Michel________

Mardi 18 décembre 2007


ajouter un commentaire // recommander

 

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 décembre 2007
rose
Chère, très chère Ingrid,

Je vous écris de femme à femme. Souvent, j’ai pensé à la peine qui devait être la vôtre, empêchée de voir grandir vos enfants. L’épreuve les a mûris bien tôt. Vous pouvez être fière d’eux.

Vous voir si affaiblie m’a bouleversée. 
 
Aujourd’hui, c’est en tant que mère que je m’adresse à tous ceux qui ont le pouvoir de contribuer à ce geste d’humanité que serait votre libération, celle de Clara Rojas et de tous les otages. 
 
Je leur demande de vous rendre enfin à Mélanie et Lorenzo. 
 
J’espère pouvoir vous serrer dans mes bras. Vite. Très vite.




 
Signature Ségolène Royal
 
par Michel________
Mardi 18 décembre 2007

ajouter un commentaire // recommander

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Créer un Blog

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus