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Ray-Ban, Rolex et paillettes : la République irréprochable en direct live

Le voyage offert par l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour les congés de Nicolas Sarkozy en Egypte a provoqué une nouvelle fois la polémique autour des vacances "people" du président.

En pleine trêve des confiseurs, la largesse de l'ami milliardaire du chef de l'Etat -qui lui avait déjà offert voyage et séjour sur son yacht juste après sa victoire à la présidentielle- a réveillé l'opposition, alors que des commentateurs pointaient une fascination présidentielle pour les "paillettes", avec séjour dans un palace et liaison affichée avec l'ex-top model Carla Bruni.

Ségolène Royal, adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy le 6 mai, l'a accusé mercredi de "mettre en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle".

Il faut qu"il "arrête de nous provoquer par son comportement ostentatoire et cesse d'être à la charge des milliardaires dont une partie des affaires dépend de l'Etat", a dit la responsable PS.

Mardi, un autre socialiste, Arnaud Montebourg, grand pourfendeur des pratiques présidentielles depuis l'ère Chirac, s'interrogeait "sur les contreparties que M. Bolloré, homme d'affaires rusé, est en droit d'attendre".

Mercredi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, renchérissait: "Nicolas Sarkozy est pour M. Bolloré un bon investissement".

Et de dénoncer la proximité du président avec des personnalités "qui détiennent des journaux, des télévisions", allusion notamment à M. Bolloré, dont le groupe se diversifie dans les médias.

"Le fric dépensé, et avec une telle publicité, c'est une vraie provocation, au moment où il demande aux gens de se serrer la ceinture", a tonné Alain Krivine, fondateur de la LCR. Le PCF a appelé le président à "un peu de tenue".

Fidèle à son mutisme sur les affaires "privées", l'Elysée se refuse à tout commentaire.

Par Jesse
Vendredi 28 Décembre 2007