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Vendredi 4 janvier 2008

Chères amies, chers amis,

Je vous prie de trouver ci-dessous le script de l'émission "Les 4 vérités" où j'étais invitée ce jeudi matin.

Vous pouvez également la voir en cliquant sur le lien http://les-4-verites.france2.fr/

Bonne journée,




Par Jesse Vendredi 4 Janvier 2008
Par mipest
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Vendredi 4 janvier 2008

Ségolène Royal repart pour une très longue campagne

3 réactions

Publié le vendredi 4 janvier 2008 à 06H14

 

L'ex-candidate à la présidentielle ne cache plus sa volonté de diriger le Parti socialiste

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L'ex-candidate compte

L'ex-candidate compte "aller jusqu'au bout" de ce qu'elle a entamé au cours de la présidentielle.

© AFP

Ça ressemble à un remake. Le procédé est le même: un vrai faux suspense jusqu'à l'annonce officielle. Il en fut ainsi pour sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle. Pour finir par se déclarer le 29 septembre 2006 à Vitrolles, après des semaines d'un doute savamment puis vaguement entretenu.

Janvier 2008, Ségolène Royal lance un nouveau compte à rebours. Cette fois, il s'agit de briguer la direction du parti. "En cette année, je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche. (...) Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", déclarait-elle, hier, sur France 2.

Faut-il interpréter ces propos comme l'annonce de sa candidature à la tête du PS en 2008? Sans doute, si l'on se réfère à la méthode Royal avant les primaires au PS. "Ce n'est qu'un pas en avant", s'empresse de corriger Jean-Louis Bianco, codirecteur de sa campagne présidentielle. À l'écouter, ce ne serait que le début d'une marche vers la direction du parti, à condition, explique-t-il, que la même alchimie avec les militants se reproduise.

Selon Jean-Louis Bianco, Ségolène Royal s'emploiera à le vérifier pendant la campagne des municipales. "Elle compte beaucoup s'y impliquer". Les plus fidèles soutiens de Ségolène Royal applaudissent des deux mains. Comme Nadia Brya, animatrice de "Désirs d'avenir" dans les Bouches-du-Rhône. "Il y a une attente. C'est important que la voix d'un leader reconnu du PS s'exprime et se positionne". Et pour cette inconditionnelle, pas de doute.

Celle dont le nom a réuni 2/3 des militants socialistes en novembre 2006 et 17 millions de voix à la présidentielle, s'impose. Mais pour d'autres, comme l'ancien député Christophe Masse, cette annonce est un "non-événement, totalement décalé vu l'état actuel du parti. On ne connaît même pas la date exacte du congrès!" Il aurait apprécié la tenue d'un congrès extraordinaire en septembre dernier "pour clarifier notre ligne, une vraie sociale démocratie à la française".

Mais en ce début janvier, ses préoccupations et celle du PS sont bien ailleurs. "Ce qui nous intéresse, ce sont les élections municipales, que l'on ne vienne pas polluer le débat avec des problèmes d'ordre national". Pour Ségolène Royal, il en va autrement. Probablement parce que les autres postulants au titre de premier secrétaire du PS, de Julien Dray à Bertrand Delanoë en passant par Arnaud Montebourg, font de moins en moins mystère de leur candidature.

Mais surtout parce que l'ex-candidate à la présidentielle est convaincue que le seul moyen d'accéder à la fonction suprême est d'avoir tout un parti debout derrière son candidat. Son échec, comme le succès de Nicolas Sarkozy, n'en sont-ils pas la meilleure preuve?

Lire aussi, aujourd'hui dans La Provence :
- L'analyse de Daniel Seiler, enseignant à l'IEP d'Aix-en-Provence
- Les réactions de Arnaud Montebourg, Jean-François Cambadélis et de Benoît Hamon

J'achète La Provence en ligne !

 

Par Dominique Arnoult ( darnoult@laprovence-presse.fr ) agrandir le texte reduire le texte imprimer recommander

Pap Jesse
Vendredi 4 Janvier 2008
Par mipest
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Mercredi 2 janvier 2008

rose

Le 31 décembre 2007


Chères amies,
Chers amis,
 
A l'occasion de la fin de l'année, je sors à l'instant d'une visite de la caserne de pompiers de la Porte de Champerret, où j'ai été reçue à 15 heures cet après-midi.
 
J'ai choisi ce lieu symbolique pour mettre l'accent sur un service public particulièrement mobilisé en ce jour, et d'ailleurs toute l'année.
 
J'avais été invitée il y a déjà quelques temps, et je voulais terminer l'année en honorant cette promesse.
 
J'ai été reçue par le Colonel Fievet, responsable de l'état-major de la Brigade de sapeurs pompiers.
 
Après avoir visité la salle d'état-major où seront gérées toutes les activités de la nuit à venir sur Paris et les trois départements de la petite couronne, nous nous sommes rendus dans la salle d'appels du18. J'ai longuement discuté avec l'ensemble des pompiers chargés de répondre aux appels d'urgence, une bonne dizaine étant présents y compris trois médecins, un infirmier et du personnel médical spécialisé pour évaluer les appels.
 
Une discussion sur l'évolution du métier s'est alors engagée. Cette année les interventions des pompiers ont augmenté de plus de 17%. C'est aussi le miroir d'une société qui se raccroche à un service public qui obéit aux trois mots d'ordre, affichés dans la salle d'appels : "ALTRUISME, EFFICIENCE, DISCRETION".
 
Ils observent une montée des solitudes, des précarités, des pauvretés, mais aussi de personnes qui ne sont pas pauvres et appellent les pompiers parce qu'il y a moins de médecine libérale de proximité.
 
Malgré leur obligation de réserve, j'ai compris à demi-mot, y étant moi-même confrontée dans la région que je préside qu'il y a une réforme sérieuse et urgente à faire pour coordonner tout le dispositif des interventions d'urgence. Il est d'ailleurs à craindre que la franchise médicale va encore déporter vers les pompiers des interventions qui relèvent d'autres corps de métier.
 
A travers eux, c'est aussi à tous les métiers qui par leur dévouement assurent la continuité du lien social que j'ai voulu honorer.
 
La préfecture de Police n'a pas autorisé la presse à m'accompagner. C'est dommage car ce sont des sujets qui intéressent les Français, mais quelques photos ont été prises que je vous joins à cette lettre.
 
Je leur ai souhaité une très bonne année et je vous adresse également, à vous tous, mes voeux les plus chaleureux.
 
A bientôt,

Signature


Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/commun/pdf/Don2007.pdf


Photos : R. Dussert / B. Place / BSPP

 

Par Jesse 
Mercredi 1 Janvier 2008

Par mipest
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Mercredi 2 janvier 2008
Sarkozy, premiers vœux, déjà creux
Lors de ses premiers vœux de président, finalement très classiques, Nicolas Sarkozy s’est félicité des réformes déjà engagées et a promis une «deuxième étape» baptisée «politique de civilisation».
ANTOINE GUIRAL
QUOTIDIEN : mardi 1 janvier 2008
  
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Foin de mesquines histoires de pouvoir d’achat ou de petits problèmes de chômage. Nicolas Sarkozy voit l’avenir en grand et veut ni plus ni moins porter une «politique de civilisation» pour la France. En direct, certes, mais les yeux rivés sur un prompteur lui faisant trop accélérer son débit de parole, il l’a dit hier soir aux Français lors de ses premiers vœux télévisés de Président. Après 2007, année de «l’urgence» qui a, selon lui, permis de mettre le pays «sur la voie du changement», il a évoqué une «deuxième étape» en 2008. «Celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c’est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation». Cela passe en vrac par la nécessité de bâtir «l’école du XXIe siècle», de retrouver «le goût de l’aventure et du risque» ou encore d’avoir «le souci de l’intégration, de la diversité, de la justice» tout en «surmontant nos doutes et nos angoisses». Et d’appeler notre «vieux monde» à une «nouvelle Renaissance» dont la «France soit l’âme». Ressorti hier soir, ce thème pompé à Pompidou de la «Renaissance» avait déjà été testé dans plusieurs salles de meeting durant sa campagne présidentielle.

 

Recyclage. Produit toujours en vogue dans les sondages malgré quelques alertes, le sarkozysme va-t-il se renouveler en 2008 ? A entendre le chef de l’Etat hier, les marketeurs et autres plumes présidentielles n’en sont pas là. Ils préfèrent surfer sur les acquis, recycler recettes et formules qui font l’identité de Nicolas Sarkozy et ont conduit au succès électoral du printemps. Mettant donc en avant son «énergie», sa «détermination sans faille» ou sa capacité à «agir pour obtenir des résultats», le président de la République est allé jusqu’à marteler ses vieux tubes («Ce que j’ai dit, je le ferai», «Je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours»…) Dans ce rituel télévisé de fin d’année qu’il n’a finalement pas su renouveler, Nicolas Sarkozy n’a fait aucune annonce. Très classique, il a décrit les impatiences des Français et promis d’y répondre. Comme le faisait son prédécesseur Jacques Chirac, un maître en la matière… «Tout ne peut pas être résolu en un jour», a lancé Nicolas Sarkozy en concédant - ce qui n’est pas son style - qu’il avait «pu commettre des erreurs». Prudent aussi sur les effets de sa politique depuis huit mois, il a indiqué (au conditionnel) que les «premiers résultats de l’action entreprise devraient se faire sentir» en 2008.

Satisfecits. Pour le reste, Nicolas Sarkozy s’est décerné des satisfecits pour sa politique sociale et les «changements profonds» déjà engagés et a cité François Fillon, pourtant absent au pot qui précédait les vœux à l’Elysée. Le chef de l’Etat s’est surtout félicité d’avoir «voulu l’ouverture» avec «des hommes et des femmes de valeur». Persuadé qu’elle reste sa meilleure arme pour les municipales de mars, il a laissé entendre qu’elle serait poursuivie en 2008.

Par jesse 
Mercredi 1 Janvier 2008

Par mipest
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Mercredi 2 janvier 2008
2008, Sarkozy menacé par l’économie
Crise des subprimes, croissance ralentie, prix du pétrole…: la dégradation de la conjoncture mondiale bouscule les plans du Président.
PAUL QUINIO
QUOTIDIEN : mercredi 2 janvier 2008
 
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Même lui commence à douter. Nicolas Sarkozy, lundi soir lors de ses vœux télévisés aux Français, a lui-même, d’une phrase, dessiné le corner dans lequel il se trouve acculé avec le gouvernement à l’orée de 2008 : «Malgré une conjoncture internationale freinée par la crise financière, les premiers résultats de l’action entreprise devraient se faire sentir.» La phrase se voulait pleine d’espérance. Mais le dilemme syntaxique, entre présent décevant et avenir menaçant, est limpide. D’un côté, l’usage d’un conditionnel qui avoue que les mesures prises cet été en urgence (la loi travail, emploi, pouvoir d’achat, dite Tepa) n’ont toujours pas déclenché «le choc de confiance» promis pendant la campagne électorale. De l’autre, un ciel économique international qui va continuer de peser comme un couvercle (lire ci-contre) sur une économie française déjà étouffée.

 

Mauvaises surprises. Les vœux présidentiels auront donc finalement eu une vertu : entendre de la bouche du cheval les limites du volontarisme sarkozyste. Dit autrement, il s’agit pour le gouvernement de savoir ce que pèseront, face à la crise des subprimes aux Etats-Unis ou à l’envolée des cours du baril de pétrole, l’assouplissement du régime des heures supplémentaires - à supposer qu’il soit efficace - ou encore les mesures sur le temps de travail, récemment annoncées. Alors que la plupart des analystes économiques pronostiquent une année pleine de mauvaises surprises, que les marchés financiers se montrent extrêmement inquiets, que le mot «récession» refait son apparition, c’est bien l’ensemble de l’échafaudage sarkozyste qui se trouve fragilisé. Et les prévisions de croissance affichée dans le budget 2008 (2,25 %) quasiment remises en cause avant même le début de l’exercice par une croissance américaine estimée au lmieux à 2 %.

Manque de chance, pourra plaider le chef de l’Etat si ce scénario devait se vérifier. Et face à cette conjoncture internationale défavorable, pourra-t-il ajouter, le pire aurait été de ne rien faire. «Soutenir l’activité, le pouvoir d’achat, c’est encore plus intelligent quand l’activité ralentit que quand la croissance bat son plein», plaidait déjà en septembre Henri Guaino, l’influent conseiller du Président, pour justifier le paquet fiscal voté cet été.

Défiance. Mais à force de proclamer chaque semaine que «malgré les obstacles, les difficultés, ce que j’ai dit, je le ferai», Super-Sarko ne laisse pas d’autre choix aux Français que de se retourner contre lui. Ceux qui avaient cru au Président du pouvoir d’achat pourraient ne pas lui accorder de pouvoir de rachat… Selon un récent sondage de l’Ifop paru dans Ouest-France le week-end dernier, seul un Français sur quatre fait désormais confiance au président de la République pour améliorer leurs fins de mois.

Nicolas Sarkozy entame donc 2008 dans une atmosphère soudain alourdie. Sur le fond, c’est la promesse fondatrice du «gagner plus» que menace la situation économique internationale. Sur la forme, c’est son volontarisme, lui aussi fondateur, qui pourrait se heurter à la réalité d’une économie mondialisée. Ses adversaires n’auront plus qu’à remonter à la source du sarkozysme et au fameux texte Tepa, avec ses 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux voté cet été, en disant qu’il s’est alors privé des moyens financiers de prévoir. Donc de gouverner.

Par Jesse 
Merccredi 1 Janvier 2008

Par mipest
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Mercredi 2 janvier 2008
rose
«Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence»
Arnaud Montebourg. Le député socialiste dénonce «l’absolutisme» de Sarkozy.
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : mercredi 2 janvier 2008
 
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Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire, réagit aux vœux de Sarkozy. Et livre son diagnostic sur l’année 2008 qui verra le PS changer de premier secrétaire.

Que vous ont inspiré les vœux du Président ?

Nicolas Sarkozy a du bagout pour assurer le service après-vente de huit mois d’échecs. Pouvoir d’achat, croissance, dette, commerce extérieur, les résultats de son action ne sont en rien à la hauteur d’une «nouvelle Renaissance», mais plutôt ceux d’un Président de la poursuite du déclin.

Comment qualifiez-vous ses huit mois de la présidence ?

Le sarkozysme est un absolutisme. Le Parlement est devenue une chambre d’enregistrement purement formelle, comme sous Louis XVIII. Quant au gouvernement, il ne gouverne pas. C’est une équipe de figurants et de potiches. Martin Hirsch est opposé aux franchises, mais elles sont en vigueur. Fadela Amara trouve les tests ADN «dégueulasses», mais ils passent. Rama Yade explique que «la France n’est pas un paillasson», mais Kadhafi vient pourtant narguer la France. Les ministres agitent la marionnette. Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence. La classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre… Tout cela se paiera.

Aux élections municipales ?

Cela pourrait faire partie des motivations exprimées par les Français écœurés de certaines pratiques : félicitations à Poutine, révérence à Bush, tapis rouge à Kadhafi, obséquiosité devant l’argent-roi. Et pendant ce temps, on instrumentalise la vie privée pour faire diversion. Je m’interroge : la garde des Sceaux est-elle ministre ou mannequin de la maison Dior ? Les conquêtes du président finiront-elles au gouvernement ? La France est ridiculisée dans la presse européenne par le comportement de son président. La cinquième puissance mondiale mérite mieux.

Ne mérite-t-elle pas aussi mieux que le spectacle offert par les socialistes ?

Le PS est un parti qui ne travaille plus. Un parti nombriliste, replié sur lui-même et ses difficultés. Enfin, c’est un parti qui n’a plus de ciment, miné par la division entre écuries. Au fond, il y a plusieurs partis socialistes, qui font des choses semblables, mais concurrentes.

Quel remède préconisez-vous ?

Il faut avant tout se débarrasser du virus de la présidentialisation, en organisant à l’extérieur du parti, comme la gauche italienne l’a imaginée, une primaire lorsque nous aurons besoin d’un candidat. Mais nous n’avons nul besoin de désigner en 2008 un candidat pour 2012.

N’est-il pas encore plus dangereux de repousser l’explication qui se profile entre Royal et Delanoë ?

Commencer à reconstruire un parti multifracturé par une division fondamentale serait une folie. Cela nous achèverait. Il faut garder nos présidentiables au chaud pour ne pas les abîmer. Il faut une équipe de direction qui construira d’abord le nouveau PS, pour ensuite l’élargir au parti de toute la gauche, une sorte d’UMP de gauche…

Votre rapprochement avec les strauss-kahniens et l’aile gauche du PS a-t-il une cohérence politique ?

Nous sommes courageusement allés voir ceux que nous avions le plus fortement combattus, les amis de DSK, afin de rechercher les points de convergences. Nous avons signé un premier contrat de rénovation, avec une orientation politique claire et rassembleuse, notamment sur la mondialisation. Nous ne pouvons plus continuer à nous diviser en nous traitant les uns les autres de «sociaux libéraux» ou de «gauchistes archaïques».

Pourriez-vous être candidat au poste de premier secrétaire ?

La question se posera quand ce périmètre sera large, et sa vocation majoritaire assurée. Dans ce cadre, je ferai ce qu’on me demandera.

Vous qui avez défendu le non-cumul des mandats serez candidat aux cantonales en Saône-et-Loire. Comment vous justifiez-vous ?

Ce n’est pas un abandon. C’est un changement de pratique personnelle, et un changement de priorité. Ce qui est en jeu, c’est la crédibilité de la gauche et de ses dirigeants. Cette crédibilité est aussi importante que l’exigence du mandat unique. Elle ne se construira pas seulement grâce à des prises de position à la tribune de l’Assemblée. Nous sommes écartés du pouvoir depuis cinq ans, et pour cinq ans encore. Le problème n’est plus de se battre pour l’exemplarité à l’intérieur de la gauche, mais de vaincre la droite. Et nous avons besoin de forger des politiques innovantes, qui servent d’exemples de résistance face à l’absolutisme sarkozyste, et à préparer à l’alternance. Ce qui marche au plan local doit marcher au plan national.

Par Jesse 
Mercredi 1 janvier 2008

Par mipest
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Mardi 1 janvier 2008

Ségolène Royal présente ses voeux pour 2008

 
 
Bonsoir,

Ce soir j'ai d'abord une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, dans l'abandon, ou qui ont connu au cours de l'année 2007, des drames ou des épreuves.

Je vous souhaite que l'année 2008 vous apporte de l'espoir et un nouveau départ dans la vie, et j'en suis sûre, cela va vous arriver.

Je souhaite à la France, c'est à dire à nous tous, une République plus fraternelle ou chacun et chacune aura le sentiment, et même la certitude, qu'il doit pouvoir avancer, réussir, en comptant sur les autres, et d'abord en comptant sur l'Etat.

Et d'abord, l'Etat doit tenir sa parole et ceux qui ont parlé en son nom doivent faire ce qu'ils ont dit. J'attends par conséquent que l'année 2008 apporte aux bas salaires une hausse conséquente, une revalorisation des petites retraites car je sais beaucoup de personnes âgées dans la difficulté, après avoir travaillé pourtant toute leur vie.

Je veux que l'année 2008 soit comme cela a été promis, l'année de lutte contre la vie chère. Et je souhaite pour la France, c'est à dire pour nous tous, que les garanties fondamentales soient renforcées et non pas fragilisées. Pouvoir se soigner, se loger, faire réussir ses enfants à l'école. Recevoir un juste salaire de son travail, pouvoir préparer l'avenir, pouvoir accéder aussi à la culture, tout cela la France a les moyens de pouvoir l'apporter à chacun et à chacune.

Un État fort doit aussi garantir une égalité de développement sur l'ensemble du territoire national et dans les Outre mers. Chacun a le droit d'accéder à la liberté de choix de sa vie, et en même temps aux conditions qui vont garantir cette liberté.

Le monde est devenu un village, rien de ce qui se passe à l'autre bout de la planète nous est étranger. Chaque événement a maintenant une incidence sur toutes les parties du globe. C'est pourquoi si nous voulons ensemble maîtriser les fanatismes, les terrorismes, les atteintes insupportables à l'environnement, alors nous devons faire converger nos politiques diplomatiques pour que les valeurs de protection de la personne humaine l'emportent partout et toujours sur les valeurs financières ou sur l'obscurantisme. C'est cela aussi que je souhaite.

Le temps presse, la France mérite beaucoup mieux que cette juxtaposition entre des comportements ostentatoires et d'un luxe insolent d'un coté, et tant de précarité ou de fragilité pour le plus grand nombre de l'autre.

La France mérite mieux oui, parce que nous avons du potentiel, de l'énergie, du talent dans nos laboratoires, nos entreprises, nos écoles. Toute cette énergie là, pendant l'année 2008, doit être mise au service d'une croissance enfin retrouvée.

Le temps presse, le potentiel est là, et c'est pourquoi je souhaite que l'année 2008 soit l'année de la morale des comportements et des résultats.
 
Signature Ségolène Royal

Par Jesse 
Mardi 1 Janvier 2008
 
Par mipest
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Mardi 1 janvier 2008


  Bonnes fêtes de fin d'année 
à toutes et à tous. 
Que l'année 2008 vous apporte 
beaucoup de bonheur 
et voit se réaliser nos désirs d'avenir.
Par Michel et Jesse

Par mipest
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Samedi 29 décembre 2007

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« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l’occasion de la visite d’un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).

L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »

Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »

Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».

Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c’est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.

Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».

Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
Par Jesse
Samedi 29 Décembre 2007
 
Par mipest
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Samedi 29 décembre 2007
Désirs d'avenir



Durée du travail : levée de boucliers contre le projet de François Fillon

 
 

35h35h
Les syndicats et le Parti socialiste ont vivement protesté, vendredi 28 décembre, contre la suggestion du Premier ministre François Fillon d'adopter un temps de travail plus "adaptable". Selon le PS, le gouvernement cherche à "abolir la durée légale du travail".

Jeudi, le Premier ministre a demandé aux partenaires sociaux de réfléchir à la possibilité de remonter, par accord négocié, le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.

"Le Premier ministre vient de dévoiler le véritable projet du gouvernement qui est purement et simplement l'abolition de la durée légale de travail par des accords négociés entreprise par entreprise", s'indigne, dans un communiqué, Stéphane Le Foll, directeur du cabinet de François Hollande.

" Travaillez plus, il n'en restera rien "

Reculer le seuil de déclenchement des heures supplémentaires revient à "dévaloriser les heures travaillées en plus qui deviendront des heures de travail 'normales' rémunérées sans plus aucune majoration de salaires", estime-t-il. "Au moment où le pouvoir d'achat des Français baisse, la nouvelle promesse qu'adresse Nicolas Sarkozy aux salariés est 'travaillez, travaillez plus, il n'en restera rien'", ironise le collaborateur de François Hollande.

De leur côté, Force Ouvrière, Sud et la CGT dénoncent également le projet du gouvernement. "Il y a une volonté sans le dire et un peu hypocrite de vouloir remettre en cause la durée légale en tant que telle et ce n'est pas acceptable", a réagi sur France Info le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. "Nous ne pouvons pas accepter que la durée du travail puisse être différente d'une entreprise à une autre, voire d'un salarié à un autre", avertit-il.

" Régression de plus d'un siècle "

Le Premier ministre "sait très bien que sur ces questions-là, la négociation ne pourra pas fonctionner. Donc d'une certaine manière, on fait semblant de nous consulter et après on passe en force", regrette Jean-Claude Mailly.
Pour sa part, Bernard Thibault, de la CGT, dénonce, dans Libération, "la reprise quasi in extenso de la revendication du Medef" par le gouvernement.

"Il est évident que le gouvernement prend fait et cause finalement pour la position patronale", a lui aussi relevé Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral CGT sur France Inter. "La remise en cause de la notion de durée légale du travail commune à l'ensemble des salariés serait sans doute une régression de plus d'un siècle. Dans une même localité, vous verrez les directions d'un supermarché qui négocieront une durée légale pour leurs salariés et tel autre qui négociera autre chose. Forcément, le patronat mettra en concurrence les salariés pour obtenir le maximum de concessions sur la durée du travail et cela deviendra vite intenable", s'est-il emporté.

" Mouvement d'ensemble des salariés "

Dans un communiqué, l'Union syndicale Solidaires (syndicats Sud) s'insurge aussi contre un gouvernement "au service du Medef (patronat)": "c'est une régression sociale majeure qui se prépare. Le gouvernement ne reculera que contraint et forcé", estime Sud. Le syndicat invite à "créer rapidement les conditions d'un mouvement d'ensemble des salariés du privé et du public".
Sud note également qu'une éventuelle remise en cause de la durée légale du travail "aurait pour conséquence de vider de tout contenu la récente loi sur les heures supplémentaires puisqu'elle aboutirait à ne plus considérer les heures travaillées au-delà de 35 heures comme des heures supplémentaires qui ne seraient donc plus défiscalisées".

Le gouvernement a publié jeudi, un document d'orientation, sur les points qu'il souhaite voir aborder dans le cadre d'une négociation nationale interprofessionnelle en 2008. Dans ce document, Matignon demande, notamment, aux partenaires sociaux de se prononcer sur ce qui, en matière de durée du travail, doit être fixé par la loi, par accord collectif ou par accord individuel. Patronat et syndicats sont invités à conduire une négociation rapide d'ici au 31 mars, avant que le gouvernement ne légifère.

Source : Nouvelobs.com

Par Jesse
Samedi 29 Décembre 2007

Par mipest
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