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Lundi 7 janvier 2008

                                                                                                    bandeau-arnaud2-copie-1.png  cote de confiance de Nicolas Sarkozy en chute libre


PARIS (Reuters) - La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est en baisse de sept points et passe pour la première fois sous la barre des cinquante pour cent dans le baromètre CSA de janvier pour le Parisien et i-Télé publié dimanche.

Selon cette étude, effectuée les 2 et 3 janvier, 45% des Français ne font pas confiance au président de la République. Ils sont 48% (-7) à lui accorder cette confiance.

 

Depuis juillet, en pleine période d'état de grâce post-élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a reculé de 17 points.

Le Premier ministre François Fillon subit lui aussi une baisse de popularité, moindre toutefois que celle du chef de l'Etat. Les Français sont 42% à lui faire confiance (-3) et 39% à se défier de lui (inchangé).

David Martinon, porte-parole du président, a estimé que les variations de popularité n'avaient pas d'impact sur la conduite des affaires par Nicolas Sarkozy.

"Quel que soit l'état de la popularité du président de la République, ce n'est pas cela qui l'empêchera de faire des réformes", a-t-il dit sur France 2.

"Il est là pour essayer de faire des réformes et c'est ce qu'il va faire", a-t-il ajouté.

Pour Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne, cette chute de popularité de Nicolas Sarkozy illustre avant tout l'impatience des Français, qui attendent des résultats de la politique économique du gouvernement.


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"IMPATIENCE"

"Il n'y a pas de signal d'alarme. Il y a le signe de l'impatience des Français (...) Les classes populaires attendent des résultats économiques pour boucler leurs fins de mois, donc c'est normal que ce soit elles qui manifestent cette impatience", a-t-il déclaré dimanche sur RTL.

"Nous avons une impatience, elle est légitime. Les Français veulent du changement, ils veulent maintenant voir des résultats rapides", a-t-il ajouté.

Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, juge quant à lui que l'opinion publique a modifié le regard qu'elle porte désormais sur le président de la République.

"Les Français sont en train de se rendre compte de l'écart qu'il y a entre la campagne qu'a eue l'occasion de réaliser Nicolas Sarkozy et la réalité de sa politique", a-t-il estimé également sur RTL.

"Aujourd'hui, une très grande majorité de Français se rendent compte que le pouvoir d'achat (...) est plutôt réservé aux plus nantis tandis que pour les autres c'est plutôt la disette qui est à l'ordre du jour', a-t-il ajouté.

Ce proche de l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius pense également que la médiatisation de la vie privée de Nicolas Sarkozy, dont la presse annonce dimanche le futur mariage avec la chanteuse Carla Bruni, nuit à l'image du chef de l'Etat.

"Dans son comportement, dans sa vie privée, dans sa manière d'être, il y a quelque chose qui doit désespérer une partie de ceux qui pensent que c'est important, la conduite d'un chef de l'Etat", souligne-t-il.

Par Jesse Lundi 07 /01 / 2008 

Par mipest
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Lundi 7 janvier 2008

ps

Biographie et réactions à la mort de Raymond Forni

 
 

R.ForniR.ForniNé à Belfort de parents italiens, il sera naturalisé français à l'âge de dix-sept ans. Il doit interrompre ses études en classe de 1ere et entre comme ouvrier aux usines Peugeot. Il va passer son baccalauréat en 1962 par correspondance puis s'inscrit à la faculté de droit et devient avocat à Belfort.

Il est élu député PS du Territoire de Belfort en 1973, à 32 ans, en même temps que Jean-Pierre Chevènement, également élu de ce territoire. Il sera parlementaire durant cinq législatures entre 1973 et 2002. Il préside la Commission des lois de 1981 à 1985. En aout 1985, il abandonne tous ses mandats avec sa nomination à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle par François Mitterrand. Il y siège jusqu'à fin 1986 et le remplacement de cette autorité par la CNCL. En 1988, il est réélu député, est battu aux législatives de 1993 et réélu en 1997 mais battu de nouveau à celles de 2002.

Longtemps réputé proche de Jean-Pierre Chevènement, animateur du courant CERES au sein du Parti socialiste, il ne le suivra pas lors de la création du MDC et restera au Parti socialiste. Avec Jean-Pierre Chevènement se développe une relation d'amis et rivaux.

Parlementaire remarqué pour son travail, il ne fut jamais membre d'un Gouvernement.

Sommet de sa carrière politique, Raymond Forni devient le quatrième personnage de l'Etat en étant élu Président de l'Assemblée nationale du 29 mars 2000 au 18 juin 2002, succédant à Laurent Fabius, également socialiste, et étant à son tour remplacé, dans la nouvelle assemblée élue en juin 2002, par Jean-Louis Debré.

Il fut président du Conseil régional de Franche-Comté, du 2 avril 2004 jusqu'à sa mort. Lors des élections présidentielles, il fut partisan du retour de Lionel Jospin avant de soutenir Ségolène Royal.

il était maire de Delle, près de Belfort, de 1991 à 2004.

Il décède à l'hôpital Saint-Louis de Paris le 5 janvier 2008, à 66 ans, des suites d'une leucémie foudroyante.

Réactions

La disparition de Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée nationale, "crée une immense tristesse au PS" .. "Il fait partie de ces socialistes qui ont compris dès le congrès d'Epinay le sens de la stratégie de François Mitterrand autour du rassemblement de la gauche" a déclaré M. Hollande dans un communiqué.

Pour Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, "cet +enfant de la République+, comme il se décrivait si bien, a été un exemple de mérite, de rectitude et d'engagement. (...) Un magnifique caractère qui alliait l'indépendance d'esprit à la force des convictions. Il avait le charme et la chaleur mais aussi l'orgueil de ces hommes qui se sont construits dans l'épreuve."

"Raymond Forni restera pour moi et pour tous les députés socialistes une belle figure de la République."

Jean-Paul Huchon, président (PS) de la Région Ile-de-France, a estimé de son côté que "le socialisme français est aujourd'hui en deuil d'un de ses plus remarquables représentants."

"Il était de ces grands militants socialistes qui font d'un combat politique la raison d'une vie. Grand juriste, passionné des questions constitutionnelles, et défenseur inlassable des libertés publiques, il a marqué de sa grandeur la présidence de l'Assemblée Nationale où les Français ont appris à mieux le connaître et à apprécier la mesure de ses propos, l'homme de convictions et de détermination qu'il était."

Pour le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Raymon Forni était "homme de convictions et de proximité" qui incarnait "aussi le parlementaire compétent et investi".

Julien Dray, porte-parole du PS, a lui expliqué que : "son parcours politique, riche de nombreuses responsabilités, fait de lui un homme politique qui aura marqué de son empreinte l'histoire du Parti socialiste de ces 30 dernières années."

Pour Marylise Lebranchu, députée (PS) du Finistère, ancienne Garde des sceaux, "la politique noble, courageuse, sans démagogie, c'est sans doute ce que nous pourrions garder de lui au sein de ce Parlement qui parfois ne résonne plus assez des voix du droit, de la liberté, de la justice et du courage."

Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon lui ont également rendu hommage.

Raymond Forni "laissera le souvenir du destin exemplaire d'un +Enfant de la République+", a déclaré le Président de la République, reprenant le titre de la biographie de M. Forni, parue en 2002.

"Le parcours de Raymond Forni, homme de conviction et juriste de talent, illustre les valeurs de la République. Le Premier ministre adresse ses condoléances sincères à son épouse, à ses enfants et à ses proches", indique le communiqué de Matignon.

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, aquant à lui salué "un grand parlementaire."

"Il a marqué ainsi le travail législatif, quand il était président de la Commission des lois, de 1981 à 1985. Homme de conviction, Raymond Forni était très respecté."

Pour Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, M. Foni "laisse le souvenir d'un républicain intransigeant, qui pendant ses 20 années de mandats parlementaires, a été rapporteur du projet de loi abolissant la peine de mort, a défendu une conception rigoureuse de l'indépendance nationale, du rôle de l'Etat ce qui n'excluait pas son attachement, du fait de ses mandats en Franche-Comté, au développement des collectivités locales."

Enfin au PCF, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du parti, a estimé qu'"en ces temps troublés, où l'étranger est stigmatisé et chassé, où les plus démunis et les plus faibles sont opposés les uns aux autres, où les valeurs de solidarité et la justice sociale sont si durement attaquées, il n'est pas inutile de rappeler ce que Raymond Forni exprima au perchoir de l'Assemblée nationale le 29 mars 2000 : + Sa reconnaissance à l'égard de la République, celle d'hier, celle de demain, la République qui accueille, qui éduque, qui rassemble, sans distinction de race, d'origine, de couleur, de religion+."

Par Jesse  lundi 07 /01 / 2008

Par mipest
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Lundi 7 janvier 2008

Désirs d'avenir


A Saint-Brieuc, le PS espère effacer le camouflet de 2001

 
 

EluesEluesLe choix du déplacement ne doit rien au hasard. Ségolène Royal effectuera le 12 janvier son premier déplacement de campagne pour les municipales à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Une manière d’assurer la candidate socialiste de sa fidélité, puisqu’il s’agit de son ex-directrice adjointe de campagne, la députée Danielle Bousquet. Surtout, la préfecture des Côtes-d’Armor figure clairement sur la liste des villes moyennes que le PS espère emporter. Reconquérir en l’occurrence, car personne à gauche n’ose imaginer subir une réplique du camouflet asséné en 2001 avec la victoire de l’UDF Bruno Joncour, après trente-neuf ans de gestion de la ville par la gauche.

«Opportunité». Personne, chez les socialistes, n’avait rien vu venir, occupés qu’ils étaient à gérer dans la division la succession du sénateur Claude Saunier, élu maire en 1989. Et à se distribuer les places avant d’assurer la victoire. «C’est vrai qu’en 2001, avec Bruno Joncour, on était les deux seuls à y croire , se souvient Alain Cadec, premier adjoint UMP. Mais il y avait un besoin de changement. On a saisi l’opportunité pour montrer que l’on pouvait aussi gérer cette ville.»

Le maire sortant, devenu entre-temps un des piliers du Modem de François Bayrou, partira à la bagarre dans une position inconfortable. Lors du second tour de la présidentielle, les électeurs ont donné une large victoire à Ségolène Royal (58,4 %), puis à Danielle Bousquet aux législatives qui ont suivi (57,72 %). Mais ce farouche partisan d’une politique dépassant les clivages, ancien gaulliste qui aime toujours citer André Malraux («le gaullisme, c’est le métro aux heures de pointe»), se refuse à voir dans la prochaine bataille un simple affrontement entre deux camps. «On ne peut pas transposer des résultats à caractère national et très politique au niveau local, estime -t-il. Depuis 2001, il y a de nouvelles habitudes, de nouvelles perspectives de développement et d’aménagement de la ville qui ne sont ni de droite ni de gauche. Il n’y a jamais eu autant de social à Saint-Brieuc que depuis que je suis là.»

Pour bien marquer son allergie aux réflexes partisans, Bruno Joncour annonce une liste commune avec l’UMP rassemblant des personnalités «de toutes sensibilités».

Abstention. Du côté de Danielle Bousquet, on prépare aussi une liste «d’ouverture» avec différents acteurs du monde professionnel ou associatif. Mais celle-ci, comprenant des Verts et des communistes, restera sans ambiguïté ancrée à gauche. Quelques membres de Lutte ouvrière auraient même pu y figurer. L’appel du pied de LO a toutefois été poliment décliné. Si elle assume pleinement son positionnement, Danielle Bousquet, chargée de laver l’affront de 2001, ne veut plus en revanche ressasser le passé mais se concentrer uniquement sur son «projet d’avenir pour Saint-Brieuc» en promettant à la préfecture des Côtes-d’Armor «un dynamisme retrouvé». C’est la seule critique en creux consentie à l’égard du maire sortant. Mais elle devra aussi sérieusement songer aux abstentionnistes, peut-être encore une des clés de ce scrutin. Au second tour des dernières municipales, près d’un électeur sur deux ne s’était pas déplacé. Un fait presque aussi étonnant à Saint-Brieuc que la victoire de la droite.

Par Jesse Lundi 07 /01/2008

Par mipest
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Lundi 7 janvier 2008

Trop de Carla, pas assez de pouvoir d'achat

 
 

sondage fillesondage fills Français sont 63% à estimer que le président affiche trop sa vie privée, selon un sondage LH2 publié dans le quotidien Libération, lundi 7 janvier, tandis que 62% ne croient pas à une amélioration du pouvoir d'achat.

La cote de popularité du chef de settat baisse de deux points à 54% en décembre par rapport à novembre, revenant au niveau d'octobre, quand elle était passée sous les 60% de satisfaits, tandis que les opinions négatives, 44% des personnes interrogées (+5), atteignent leur niveau le plus haut depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à lelysée en mai 2007.

L'" ouverture " séduit

Dans le détail, plus de sept personnes sur dix (72%) approuvent la poursuite de l'"ouverture" à des personnalités de gauche (24% contre) et 60% jugent que le président donne une bonne image de la France sur la scène internationale, mais seuls 34% estiment qu'il a engagé des mesures susceptibles d'améliorer le pouvoir d'achat (62% de l'avis contraire) et 63% (contre 34%) lui reprochent de trop afficher sa vie privée.

De son côté, le Premier ministre François Fillon recueille 50% d'opinions positives (44% de négatives, -3 points), enregistrant une progression de quatre points de sa cote de popularité par rapport au mois précédent. Il était passé sous la barre de 50% en novembre.

48% de popularité selon CSA

Un autre sondage, le baromètre CSA pour i>télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France, faisait état, dimanche, d'une chute de sept points du chef de settat.

A la question "Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République Nicolas Sarkozy pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays?", 48% des personnes interrogées répondent par l'affirmative, contre 55% le mois dernier.

Le Premier ministre François Fillon voit également sa cote chuter. A la même question posée cette fois au sujet du Premier ministre, elles sont 42% à répondre positivement contre 45% début décembre. 39% (=) lui refusent leur confiance et 19% ne se prononcent pas (16%).

- Enquête LH2 réalisée par téléphone les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (notice détaillée disponible à la commission des sondages).

- Sondage CSA réalisé par téléphone les 2 et 3 janvier auprès d'un échantillon de 1.010 individus représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Source : Nouvelobs.com
Par Jesse Lundi 07 /01 /2008

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Lundi 7 janvier 2008


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Le PS milite pour des primaires à l'italienne

 

roserose
Si la bataille pour la direction du parti polarise actuellement l'attention dans le microcosme socialiste, un autre sujet agite parallèlement le PS: la désignation du candidat pour l'élection présidentielle de 2012. Moins en termes de personnes -une question permanente- qu'en termes de méthode. Et de ce point de vue, la tendance est à l'organisation de primaires à l'italienne.

L'un des principaux partisans de ces primaires n'est autre que Ségolène Royal. L'ancienne candidate socialiste à la course à l'Elysée s'est prononcée clairement en faveur de ce mode de désignation en novembre, au micro de France Inter. Selon elle, il est "indispensable" de mettre en oeuvre ce "formidable mouvement de rassemblement et de dynamisme".

L'Italie et Walter Veltroni sont donc aujourd'hui pris en exemple par le Parti socialiste. Le maire de Rome a été désigné le 14 octobre dernier à la tête du nouveau Parti démocrate, grande formation de centre-gauche, par plus de trois millions de sympathisants, des citoyens pas obligatoirement encartés. Plus de 11 000 bureaux de vote avaient été ouverts pour l'occasion.

Les primaires à gauche avaient été expérimentées pour la première fois en Italie à l'automne 2005. Un an après avoir quitté la tête de la Commission européenne, Romano Prodi était élu leader de l'Unione, coalition de onze partis (communistes, catholiques, écologistes et centristes). En avril 2006, l'Unione remportait les élections législatives et mettait fin à cinq années de gouvernance berlusconienne.

Premier essai manqué de la gauche antilibérale en 2006

Abondamment citées par la suite, ces primaires italiennes n'avaient pas réussi à être transposées en France. La gauche antilibérale avait pourtant tenté de s'accorder dès mai 2006 sur une candidature commune, mais de débats houleux en réunions aux résultats contestés, la tentative avait échoué. A l'arrivée, les antilibéraux s'étaient lancés dans la campagne présidentielle en ordre dispersé, chacun des trois candidats finalement présents (José Bové, Olivier Besancenot et Marie-George Buffet) refusant de céder sa place.

De son côté, le Parti socialiste avait opté pour des débats internes entre les trois prétendants en lice: Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Six débats: trois télévisés, trois interdits aux caméras et micros. Désignée par plus de 60% des militants le 16 novembre 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes avait, après sa défaite à la présidentielle, regretté la méthode, considérant que la droite s'était ensuite servie des attaques portées à son encontre par ses concurrents socialistes.

D'où l'initiative récente de deux courants socialistes: changer la méthode pour sortir du piège de la désignation à la prochaine présidentielle. Rénover maintenant, d'Arnaud Montebourg, et Socialisme et démocratie, de Dominique Strauss-Kahn, ont adopté le 14 décembre dernier un texte commun appelant à des primaires au sein de toute la gauche:

"Il faut organiser de véritables élections primaires au sein de notre électorat, à l’extérieur du parti, selon des règles d’ouverture large expérimentées par les gauches italiennes, pour donner au candidat désigné une pleine légitimité. Cela donne deux avantages: d’une part, associer notre électorat à la décision en le rendant parti prenante; d’autre part, associer les autres partis à ce processus, en leur donnant la possibilité d’établir leur influence et de participer ensuite à une dynamique politique."

Quelle définition des frontières de la gauche ?

Les défenseurs de ce texte, baptisé "Pour la rénovation", cherchent désormais à rallier le maximum de sensibilités différentes. Mais, en plus de la question de savoir si cette coalition devra ou non déboucher sur la création d'un grand parti, un autre point d'achoppement persiste: la définition des frontières de la gauche appelée à débattre lors de ces primaires.

Lui aussi partisan d'un tel mode de désignation, Julien Dray, soutien de Ségolène Royal durant la présidentielle, rêve d'une "coalition arc-en-ciel" allant d'Olivier Besancenot à François Bayrou. Une poussée à droite qu'est loin d'approuver Benoît Hamon, nouvelle tête de proue de l'aile gauche du PS. Invité vendredi de LCI, le député européen s'est dit favorable aux primaires à l'Italienne mais a également dit ne pas croire "à cette stratégie qui pense que la meilleure manière pour la gauche de reconquérir le pouvoir c'est d'abord de droitiser son projet et ensuite de s'allier avec le centre":

Pour dépasser la question des alliances entre partis, les candidats devraient se présenter sur la base d'une plate-forme programmatique commune établie en amont, de manière à attirer le vote de sympathisants dont la formation politique d'origine ne serait pas partie prenante au rassemblement de la gauche. En clair, un moyen de séduire les électeurs d'Olivier Besancenot ou de François Bayrou, même si ces derniers -pour l'instant muets sur le sujet- n'entendaient pas participer aux primaires.

Des primaires qui pourraient être organisées aux alentours de l'été 2011. Chaque sympathisant souhaitant y prendre part devrait au préalable s'acquitter de quelques euros de frais d'inscription. Le PS table sur la participation d'un million de personnes. A l'automne 2005, en Italie, les organisateurs attendaient 500 000 votants, il y en eût près de quatre millions.

Par Jesse lundi 07 /01 /2008

Par mipest
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Lundi 7 janvier 2008

Hénin-Beaumont, cible du FN

Le 16 mars prochain, au soir du second tour du scrutin municipal, le Front national pourrait contrôler une ville de plus de 20 000 habitants. Située en plein bassin minier du Pas-de-Calais, Hénin-Beaumont n'a jamais été aussi près de rompre avec sa longue tradition socialiste. Plombée par des guerres intestines,4-copie-1.jpg la gauche locale s'essouffle. Et le FN s'en frotte les mains.

"Aujourd'hui, le Front national est à la mairie..." En ce milieu du mois de décembre, un observateur averti de la vie locale tire la sonnette d'alarme. Sous son ciel bien gris, à l'ombre de sa majestueuse église Saint-Martin, Hénin-Beaumont, ancienne ville minière de 27 500 âmes, coincée entre Douai et Lens, vit des heures politiques bien agitées. Fief historique du Parti socialiste, la commune pourrait effectivement, à l'issue du scrutin municipal du mois de mars, tomber dans l'escarcelle d'une extrême-droite emmenée par Steeve Briois.

Auteur de près de 18% des voix au premier tour en 2001, celui qui se présentait à l'époque sous l'étiquette MNR, peut aujourd'hui se prévaloir du renfort de Marine Le Pen, numéro 2 sur sa liste. En juin dernier, dans la circonscription, la fille du chef frontiste avait réussi à récolter 45% des suffrages au second tour des élections législatives. Le tout sur fond de crise sociale, les fermetures ces dernières années de Faurecia, Samsonite, Sublistatic et surtout MetalEurop sur la commune voisine de Noyelles-Godault, ayant laissé sur le carreau des centaines de salariés. Le Parti socialiste était alors parvenu à sauver les meubles. Il pourrait en être différemment en mars prochain.

"Les gens d'ici ne sont pas extrémistes, mais ils en ont marre que l'on joue avec leur argent. Ils veulent montrer leur ras-le-bol de la gestion catastrophique de la ville", avance un commerçant ayant pignon sur rue. Une explication à l'implantation du FN dans la commune, surtout dans les quartiers HLM du nord de celle-ci, relayée par Pascal Wallart, chef de l'agence Hénin-Carvin du quotidien La Voix du Nord. "Ici, le 6-copie-1.jpgFN ne stigmatise pas seulement l'immigration, il joue d'abord sur le 'tous pourris' à propos des responsables en place." Or, depuis 2001, force est de reconnaître que ceux-ci n'ont fait qu'apporter de l'eau à son moulin. Que de manigances sous le beffroi de l'imposant l'Hôtel de Ville!

Tout commence en 2001, donc, peu avant les municipales. Le maire sortant, Pierre Darchicourt, en place depuis 1988, et dont le père régnait en maître sur la commune avant lui, décide de se séparer de son bras droit, Gérard Dalongeville. Celui-ci entre en dissidence et, à la surprise générale, ravit la mairie à son ancien mentor. La suite ne sera que coups bas et trahisons en tous genres. "Pour tous ici, Dalongeville est l'homme des 85%", nous explique-t-on. Comprendre que peu d'Héninois ont pardonné à leur édile l'augmentation de... 85% de la taxe d'habitation en 2004. Et "même si l'argent récolté a permis de réaliser des investissements", comme le soulignent ses partisans, la décision (et d'autres) n'a fait qu'exacerber les divisions au sein du Conseil municipal. Résultat, en 2008, face à un Front national qui défile en rangs serrés, la gauche éclatée, devrait, elle, répondre par une multitude de candidatures. Combien? La question est pour l'heure loin d'être tranchée.

En tout état de cause, Daniel Duquenne sera de la partie. Proche de Darchicourt, ennemi juré de Dalongeville, qu'il considère avec Marine Le Pen, comme l'une des "deux plaies" de la commune, le chef de file de l'Alliance républicaine pourrait même détenir les clés du scrutin. Le 13 décembre, lors de l'inauguration de son QG de campagne, avant le champagne et les toasts, il a appelé, face à "une 7.jpgsituation exceptionnelle", au "rassemblement de la gauche du centre et de la droite". "Quand il y a le feu, tous les pompiers doivent se mobiliser pour éteindre l'incendie et arrêter le pyromane", a encore lancé le chantre de l'ouverture à la sauce héninoise, citant en maîtres politiques "Jaurès, Blum, Mendes-France et de Gaulle". Un appel visiblement entendu par certains, dont Jean-Marc Bureau, chef de file de l'un des... quatre courants des Verts de Hénin-Beaumont!

Dans ce tableau, à bien des égards surréaliste, de Paris, le Parti socialiste a tenu à apporter sa touche personnelle en dépêchant sur place Marie-Noëlle Lienemann (après avoir évacué la piste Razzye Hammadi). A l'ombre des terrils, la vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais se voit donc chargée de réaliser l'union sacrée. Elle s'est donnée jusqu'à la mi-janvier pour concocter sa liste finale. Sur celle-ci, Gérard Dalongeville pourrait figurer en première position mais avec des prérogatives imitées afin de ne pas froisser ses rivaux, Duquenne en tête. En tout état de cause, de la capacité de la gauche à se rassembler, dépend le sort de Hénin-Beaumont pour les six ans qui viennent. Et Marie-Noëlle Lienemann l'avoue elle-même, le temps est à l'urgence. Contraste saisissant: en face, le Front national attend lui patiemment son heure...
 

Sondage sur les Municipales 2008 

A trois mois du scrutin, les élections municipales semblent très ouvertes. Ci-dessous, le résultat du sondage exclusif Ifop pour Le Journal du Dimanche qui est paru dimanche.

UMP crédité de 33%

PS crédité de 32%

Modem crédité de 10%

Front National crédité de 8%

Les Verts crédité de 8%

Le PCF crédité de 5%

L'extrême Gauche crédité de 4%

 
Par Jesse Lundi  07/08/2008 
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Samedi 5 janvier 2008

rosesegoleneroyal2012
Le regard de Florian

bulletins-.jpgFlorian
Par Jesse Samedi 05/01/2008
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Samedi 5 janvier 2008

rose
« J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté... »
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Propos recueillis par Philippe Martinat - Le Parisien

Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?

Ségolène Royal.
Je ne le crois pas. J'ai profité de ces quelques mois pour lire, écrire le bilan auquel je m'étais engagée*, travailler sur le fond et accepter des invitations politiques à l'étranger. Et à chaque fois avec des élus et des responsables socialistes ! Et consacrer du temps à mes enfants et à mes amis. Cette respiration était nécessaire. Du coup, cela a créé une interrogation sur mes projets. Certains m'ont crue anéantie. Eh bien non ! J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté, et j'ai entendu tous ceux qui me demandaient si j'allais les laisser tomber. Je pense notamment aux jeunes des quartiers, mais pas seulement, qui attendent tellement que la politique change, et à d'autres qui ont cru à certains slogans et qui aujourd'hui se sentent trahis et nargués.

Vous pensez que les courants, dans l'opinion comme au PS, vous sont encore porteurs ?

Dans de multiples signes quotidiens, je peux vous dire que le lien avec les Français est resté intact. A chaque fois, j'en éprouve la même émotion. Tant de gentillesse, de générosité, d'attente ! Les millions de voix qui se sont portées sur mon nom au second tour de la présidentielle me donnent surtout des devoirs et une incontestable expérience. Personne ne peut contester qu'il y a un potentiel à mettre au service du PS et de la préparation de l'alternative. Je suis très heureuse de voir que beaucoup des idées que j'ai portées durant la campagne sont aujourd'hui largement reprises, notamment dans le cadre des forums du PS. Nicolas Sarkozy continue de piller les propositions qu'il combattait il y a encore six mois, je pense à la réforme de l'indice des prix. Il vient même de reconnaître qu'on ne peut réformer un pays sans dialogue social, quelle découverte ! Mais que de temps perdu et de dégâts en sept mois ! Il a aussi dérobé à Edgar Morin le concept de « politique de civilisation », alors que sa méthode est aux antipodes de cette humanisation des politiques publiques.

Certains vous reprochent de lancer une offensive pour prendre le contrôle du parti alors que démarre la campagne des municipales...

Je m'intéresse à l'avenir du PS, je travaille et j'irai jusqu'au bout de ce travail en équipe. Ne nous trompons pas. Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale. Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied. Car, voyez-vous, c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires. J'ai fait bouger les lignes durant la campagne. Le travail politique doit d'abord se faire sur les idées. La question du leadership et de ma responsabilité se posera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement.

Ecartez-vous l'hypothèse de vous rallier à un premier secrétaire autre que vous-même ?

La question n'est pas d'actualité. Cela ne vous empêche pas de pousser les feux du débat interne... Tant mieux s'il y a du débat ! Pour moi, la politique, c'est faire mouvement d'entraîner, de donner envie.

Quand souhaitez-vous que le congrès ait lieu ?

Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France.

Quel est votre programme immédiat ?

Retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer. Stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent. Poursuivre le travail de réflexion en profondeur pour le mettre demain au service des Français, pour le traduire en action et en résultat. Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris.

* « Ma plus belle histoire c'est vous », Editions Grasset.

Hier, Ségolène Royal est venue apporter son soutien à José Bové. L'altermondialiste a entamé une grève de la faim pour obtenir l'activation par le gouvernement de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. « Je respecte et je salue ce courage politique », a lancé Ségolène Royal à Bové, installé dans un bâtiment occupé par l'association Droit au logement avec une quinzaine d'autres militants, rue de la Banque (Paris II e ). Elle a également salué « sa posture morale ».

 

Loyers bradés pour sénateurs

 

En pleine polémique sur l'occupation des logements HLM, les sénateurs ont reçu le 17 décembre un fax leur proposant un appartement de l'OPAC à un prix très attractif.

 

Le 17 décembre 2007, au moment même où l'affaire de l'appartement du directeur de cabinet de 0.09.jpgChristine Boutin défraie la chronique, les présidents de groupe du Sénat reçoivent un fax de leur direction du budget. Cette note, indique "qu'un appartement ILN (immeuble à loyer normal, ndlr) attribué au Sénat par l'Office Public d'Aménagement et de Construction de Paris (OPAC), est libre actuellement". Il s'agit d'un deux pièces-cuisine de 52 m² situé boulevard Auguste Blanqui dans le 13e arrondissement de Paris et loué 707,18 euros par mois.

On est certes loin des 190 mètres carrés de l'appartement du directeur de cabinet de la ministre du logement dans le très chic 5e arrondissement de Paris. Cependant, le loyer semble en dessous du prix du marché. Il est loué pour 13,60 euros du mètre carré contre, selon le site du PAP, une moyenne de 25 euros pour cet arrondissement avec un plus bas à 18 euros du m². Plusieurs sites d'agences immobilières louent des produits similaires en moyenne 300 euros plus cher.

0-0.gifLe document du Sénat invite les présidents de chaque groupe politique à faire circuler la note à tous les sénateurs qui devront, s'ils sont intéressés, se faire connaître auprès de la direction du budget du Sénat avant le samedi 19 janvier. "Il n'y vraiment pas de quoi fouetter un chat", estime une source proche du dossier au Sénat qui a requis l'anonymat. "En raison d'une participation à des investissements et d'une convention conclue en 1952", indique une note du Sénat diffusée ce jeudi à la suite de questions de journalistes semble-t-il un peu trop curieux, "l'Opac de Paris avait attribué au Sénat, 28 logements HLM et 9 logements dits 'immeubles à loyers normaux' (ILN)". Mais en 2006, les 28 logements HLM ont été remplacés par des ILN, en raison de l'incompatibilité des ressources des sénateurs avec ce type de logement. Les Sénateurs auraient-ils eu mauvaise conscience ?

A ce jour, l'institution dispose de 36 appartements parisiens et ce, jusqu'en 2017. Toutefois, sur ces 36 logements, seuls 7 sont occupés : 4 par des sénateurs -dont la majorité d'origine d'Outre-Mer, précise le Sénat - et 3 par des fonctionnaires (2 secrétaires et un agent de lingerie). Car, si aucun sénateur ne se manifeste lorsqu'un appartement se libère, ce dernier est proposé aux fonctionnaires du Sénat. Mais pas aux assistants parlementaires. "Tous les appartements occupés se situent dans le 13e arrondissement 0.005.jpget sont de petites surfaces, donc rien à voir avec le standing des logements de fonctions des conseillers d'Etat dans un immeuble du 6e arrondissement", se défend cette même source. Quant au montant des loyers inférieur à celui du marché, "c'est vrai mais c'est le cas pour tous les appartements ILN de l'Opac, pas seulement pour les sénateurs", poursuit-elle.

Ces élus bénéficient d'une indemnité de résidence de 162 euros par mois intégrée à leurs 6110 euros d'indemnités parlementaires. S'ils souhaitent acheter un appartement, ils peuvent également obtenir un prêt au logement pour un taux moyen de 2% sur un montant plafonné à 75.000 euros, selon les informations du site du Sénat. "Mais vous savez, ces offres d'appartements de l'Opac intéressent peu de personnes en réalité". Sur les 36 appartements, les 29 qui sont non occupés auraient été remis à la libre disposition de l'OPAC.

Contacté jeudi , un président de groupe du Sénat affirmait ne pas avoir pris connaissance de cette note avant de partir en vacances et n'avoir jamais entendu parler de ces logements. "Quand je suis à Paris, je dors dans mon bureau au Sénat", assure-t-il. Le service de presse de l'OPAC de Paris était quant à lui injoignable en cette période de trêve hivernale. Selon nos informations, aucun candidat ne se serait montré intéressé à ce jour par l'appartement du boulevard Blanqui.

Par Jesse Samedi 05/01/2008

Par mipest
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Samedi 5 janvier 2008

Le cabinet Mars & Co s’attaque à l’entreprise Fillon
Evaluation. Les experts chargés d’auditer le gouvernement restent discrets sur leur mission.
LAURE EQUY
QUOTIDIEN : samedi 5 janvier 2008
s ministres obligés de «rendre des comptes sur ce qui change concrètement». L’idée, confirmée jeudi par le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, n’est pas sortie cette semaine du chapeau sarkozyste. Promesse de campagne, annonce de François Fillon en novembre et, surtout, élaboration entre septembre et novembre d’une batterie de critères fixés conjointement par un cabinet privé, Matignon et les ministères. C’est Mars & Co, cabinet en stratégie, qui a planché pour aider le gouvernement à fixer ces «indicateurs de résultats».
 

Immigration. Une collaboration qui refléterait une tendance.«Le secteur public fait de plus en plus appel aux cabinets de conseil privés», note-t-on dans l’une de ces sociétés. Mais cette méthode est une première à l’échelle d’un gouvernement. «Accueil des élèves handicapés» ou «progression de l’assouplissement de la carte scolaire» pour l’Education, «fréquentation des musées quand ils sont gratuits» pour la Culture, «nombre d’étrangers admis au titre de l’immigration de travail» pour l’Immigration, etc. La mission de Mars & Co s’en tenait à la définition de ces critères - une trentaine par ministère - selon les objectifs fixés dans les lettres de mission de l’Elysée. Le cabinet, précise Matignon, n’interviendra pas dans l’évaluation des ministres. Contacté par Libération, les responsables de Mars & Co n’ont pas souhaité répondre, invoquant «une mission de discrétion».

Directeur du cabinet de conseil Opus 3, Michel de Sahb confirme le «développement» du recours à des consultants privés pour évaluer les politiques publiques. Le déclencheur étant, selon lui, «l’Union européenne, qui a poussé les Etats membres à mener ces études et à rendre des comptes en matière de résultats». S’il juge «pas inintéressant de mesurer, au plus haut niveau, l’action publique», Michel de Sahb avertit : «Il y a aussi des éléments importants, mais très difficiles à quantifier. On est sur des choses complexes : on ne peut pas décerner comme ça un 12/20.»D’autant que des facteurs extérieurs (envolée du cours du pétrole, prévisions de croissance) risquent par exemple de peser sur les résultats des réformes, comme celles censées booster le pouvoir d’achat.

«Se voiler la face». Il ne s’agit pas «de noter les ministres, on n’est pas à l’école. Il s’agit d’évaluer les politiques pour, le cas échéant, redresser la situation quand un engagement n’est pas tenu», a précisé Fillon vendredi. «Ce n’est pas un système de notation ni de personnalisation», abondait son staff à Matignon.

Toutes les réformes ne sont «pas quantifiables», concède Gilles Bonenfant. «Mais ne parler que de qualitatif, c’est se voiler la face sur le fait qu’il y a une obligation de résultats.» Son cabinet Eurogroup a travaillé à l’élaboration du «tableau de bord de la réforme», un autre système d’évaluation de la politique du gouvernement lancé par l’UMP en novembre. Pour Gilles Bonenfant, «l’engagement de résultats dans le public, tel que l’évaluation des performances des ministres, est novateur, mais ancien et quotidien dans le privé».Certes, la France «n’est pas une entreprise, mais on a longtemps considéré que la fonction publique avait trop de temps devant elle». Loïc Maherault, du cabinet Altidiem, met lui en garde contre la tentation de foncer sur l’évaluation de mesures «aussi récentes». Alors que leurs résultats «se joueront sur un horizon d’environ trois ans, difficile d’avoir un retour sur initiative dans un délai aussi court». 

Par Jesse
 Samedi  5 /01/2008

Par mipest
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Vendredi 4 janvier 2008


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Le PS dénonce un éditorial de Serge Dassault dans le Figaro

Le PS a dénoncé un éditorial de l'avionneur Serge Dassault, président du Figaro, qui, dans le journal daté de mardi, "défend sur quatre colonnes à la une" du quotidien "la politique de Nicolas Sarkozy".

 

Dans un communiqué, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité, à la diversité et à la promotion sociale, estime que Serge Dassault qui "cumule les casquettes de député-maire UMP, de patron de presse et de marchand d'armes, défend sur quatre colonnes à la une du Figaro la politique de Nicolas Sarkozy".

 Pour le PS, ce "nouvel épisode" après "les voyages répétés de Nicolas Sarkozy à bord du jet de Vincent Bolloré, autre milliardaire patron de presse, illustre la collusion malsaine des grands groupes de médias avec le pouvoir Sarkozy".
 

"Les amis milliardaires patrons de presse de Nicolas Sarkozy ont transformé leurs médias en nouvelles pravdas du pouvoir", juge M. Lamdaoui. 

Serge Dassault adresse mardi ses voeux aux lecteurs à la Une du Figaro et "à la France qui a choisi un président dynamique et courageux". "Nos encouragements et notre appui l'accompagnent pour réformer un pays dont les habitudes ont besoin d'être changées", écrit-il, soulignant que Nicolas Sarkozy "a déjà fait beaucoup en quelques mois".

Polémique après l'édito de Serge Dassault en Une du Figaro

Nicolas Beytout parti de la direction de la rédaction du Figaro, l'actionnaire du journal va-t-il vouloir reprendre la main sur le contenu du quotidien ? C'est la crainte de certains journalistes du Figaro après la publication aujourd'hui d'un édito de Serge Dassault. Sur quatre colonnes à la Une, le président du Figaro présente ses voeux aux lecteurs… en encourageant Nicolas Sarkozy. Celui qui est également sénateur UMP présente ainsi tout ses voeux « à la France, qui a choisi un président dynamique et courageux ». Etienne Mougeotte, nouveau directeur de la rédaction, devra s'expliquer face à la société des rédacteurs du journal dès son retour de vacances. 

LES VOEUX DU PRÉSIDENT DU FIGARO

Chères lectrices, chers lecteurs, en ce début d’année 2008, permettez-moi d’abord de vous adresser tous mes voeux de bonne année et de bonne santé pour vous et pour vos familles. Bien que la situation de la presse quotidienne soit de plus en plus difficile, Le Figaro maintient son cap. Mais il faut encore l’améliorer et, pour cela, je compte sur vous pour nous faire part de vos souhaits et de vos propositions. Ce journal est d’abord le vôtre. Et puis tous mes voeux à la France, qui a choisi un président dynamique et courageux. Nos encouragements et notre appui l’accompagnent pour réformer un pays dont les habitudes ont besoin d’être changées. Il a déjà fait beaucoup en quelques mois. Mais une grande partie de nos concitoyens ne voit pas que le monde bouge et ne s’en inquiète pas suffisamment. La France est encore paralysée par une lutte des classes toujours vivace qui épuise notre économie, et des lois archaïques et pénalisantes qui font partir nos meilleurs éléments dans des pays voisins, amis mais concurrents, qui ne connaissent pas les mêmes contraintes financières, fiscales ou sociales que les nôtres. Le déficit budgétaire reste toujours aussi élevé, et nous devons régler ce problème au plus vite. Seule une prise de conscience par l’opinion de la situation économique réelle de la France pourrait permettre au gouvernement d’engager les mesures nécessaires. Quant à la sécurité dans le monde, elle est de plus en plus menacée par ceux qui ont choisi de mourir dans des attentats que seul le fanatisme peut expliquer. La guerre n’est pas déclarée, et pourtant, elle tue de plus en plus. La disparition deM

Benazir Bhutto en est un dramatique exemple. Quand les hommes arrêteront-ils de s’entre-tuer au lieu de vivre ensemble dans un monde de tolérance, de considération, de paix, alors que d’autres menaces bien plus graves nous guettent tous ? La pollution s’amplifie, le réchauffement climatique s’accélère, les inondations se multiplient d’un côté, tandis que la sécheresse s’aggrave de l’autre, la famine s’étend à de nombreux pays, l’énergie s’épuise. Notre monde est de plus en plus fragile. Au lieu d’une prise de conscience mondiale, chacun continue à vivre dans son coin, à préserver ses intérêts, sans vouloir rien changer, ni penser au danger qui menace nos enfants. C’est dire qu’à l’aube de 2008 les situations française et internationale sont loin d’être rassurantes et appellent à la mobilisation et à l’effort, pour engager, sans attendre, les réformes indispensables à notre développement, à la croissance de notre économie, à la diminution du chômage, à notre sécurité, dans le cadre de l’ouverture politique voulue par le président de la République qui privilégie la compétence et efface les étiquettes. Puisse 2008 être l’année d’une prise de conscience générale et nous fasse agir en conséquence, aussi bien sur le plan mondial que national. Bonne année à tous !

Les voeux de Sarkozy auraient-ils coûté 72.000€ à France 2 ?

Le Canard Enchaîné revient ce matin sur les voeux prononcés par Nicolas Sarkozy en direct sur le petit écran. 

Selon le journal satirique, cette retransmission en direct aurait coûté au total 72.000 euros à France 2, une somme 7 fois supérieur à celle sous Chirac... 

L'hebdomadaire déclare également que "TF1 a vraisemblablement subi les mêmes contraintes".

Mais pourquoi une telle sommes? Selon le Canard Enchaîné, en cause, les nombreux effets d'éclairage, la mobilisation d'une très grosse équipe technique ...

Revue de presse / Source: Le Canard Enchainé

Les Français sont aussi nombreux à rejeter qu'à soutenir l'action de Sarkozy

Selon CSA, 44% (+3%) estiment que l'action du président va "plutôt dans le mauvais sens" et autant (-6%) "plutôt dans le bon sens" .

0.03.jpgSelon un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi 4 janvier, les Français sont aussi nombreux à soutenir qu'à rejeter l'action de Nicolas Sarkozy, 44% (-6%) estimant que sa politique va "plutôt dans le bon sens" et 44% également (+3%) qu'elle va "plutôt dans le mauvais sens".
C'est la première fois dans ce baromètre que moins d'un Français sur deux juge positivement l'action du chef de l'Etat. Un total de 12% (+3%) ne se prononcent pas.

47% (-1%) des personnes interrogées estiment que l'action du Premier ministre François Fillon "va plutôt dans le bon sens", 37% (=) pensant le contraire et 16% (+1) ne se prononçant pas. Le Premier ministre passe ainsi pour la première fois devant Nicolas Sarkozy.
En un mois, le président subit de fortes baisses: 55% des sondés (-3) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour réformer la France", 57% (-7) qu'il "tient ses promesses de campagne", 59% (-7) qu'il "incarne bien la fonction présidentielle" et 65% (-8) qu'il "défend bien la France à l'étranger". 45% (=) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour rassembler les Français".

 

Quelques questions posé à Michel Drucker dans une interview concernant Ségolène Royal


- Pour la majeure partie des Français, l'événement de l'année, c'est l'élection de Nicolas Sarkozy. Pour vous aussi ?


Michel Drucker :
Pour moi, il y a un double événement : l'élection de Nicolas Sarkozy et la performance de Ségolène Royal. Je n'ai jamais vu deux bêtes politiques de cette trempe! Ils se ressemblent beaucoup: aussi rigoureux, catégoriques et radicaux sur certains sujets, notamment l'éducation. Je me demande même si la plus accrocheuse, la plus pugnace, ce n'est pas elle. Bien sûr, la détermination de Nicolas Sarkozy est immense. Mais il était l'héritier, le dauphin, avec toute sa famille politique réunie autour de lui. Elle, elle vient de loin. C'est une bagarreuse incroyable.

- Quels sont vos projets pour 2008 ?


M. D. : Ma première invitée politique sera Ségolène Royal. 
Par Jesse
Vendredi 4 Janvier 2008
 
Par mipest
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